Publié il y a 4 mois - Mise à jour le 29.12.2023 - Boris De la Cruz - 2 min  - vu 2838 fois

GARD La colère gronde chez les soldats du feu qui dénoncent un "régime de la terreur"

La tension monte chez les pompiers ce vendredi 29 décembre à 14h devant la caserne de Nîmes. 

Ce n'est plus de la tension entre les soldats du feu et la direction des pompiers, "c'est la rupture". Une action a été votée ce vendredi après-midi pour mettre la pression sur la direction du SDIS du Gard. 

"Le dialogue social il n'y en a plus. On fait semblant de nous écouter à la direction, mais on n'est jamais entendu", estime Samuel Besson, responsable gardois de Sud, le principal syndicat des pompiers du Gard. Depuis plusieurs mois la colère gronde, la tension monte, mais aujourd'hui "c'est la rupture". 

La goutte d'eau qui a fait déborder le vase? Les sanctions disproportionnées : "on prend un gars qui n'a jamais eu un problème en 15 ans, 20 ans ou 25 ans de service et la direction lui met la sanction la plus lourde", complète Samuel Besson du syndicat Sud. Par exemple pour le pompier qui a détourné l'eau pour remplir sa piscine "on ne lui a pas proposé de rembourser au prix du marché avec une petite sanction disciplinaire, non c'est deux ans de mise à pied. Je ne dis pas qu'il ne faut pas sanctionner et que l'on doit fermer les yeux, je dis simplement qu'il faut regarder le parcours de l'agent ".

"Il n'est pas normal qu'un collègue qui a involontairement accroché un véhicule de secours soit menacé de ne pas être titularisé", dénonce un pompier très remonté contre sa direction.

" C'est systématiquement la sanction la plus grave qui est appliquée", poursuit Samuel Besson devant des pompiers en colère et en assemblée générale ce vendredi 29 décembre à la caserne de Nîmes pour connaître la suite du mouvement.

Un mouvement de grève dans les tuyaux en pleine trêve des confiseurs 

" Il y a des agents avec 20 ans d'ancienneté qui n'ont aucun casier disciplinaire si je peux dire, aucun problème. Ils ne sont pas en récidive et la direction propose la sanction la plus lourde ", ajoute Maître Arnaud Lemoine avocat du syndicat des pompiers du Gard. " Il y a une volonté évidente de faire plier, c'est le côté excessif qui surprend ici ", ajoute l'avocat nîmois. 

"Si on ne se bat pas on va se faire manger. Le but est de flinguer le syndicat par un système de la terreur sur les agents de la part de la direction", dénonce Samuel Besson. " Des collègues ont reçu des sanctions disciplinaires à deux jours de Noël. Un a reçu une révocation, l'autre une mis au placard pendant deux ans, c'est respectueux des familles. On respecte les pompiers comme ça", reprend un autre soldat du feu sous couvert d'anonymat. 

Du côté de la direction il est précisé "qu'il s'agit de sanctions proposées pour des faits avérés et que derrière ces faits il y a des victimes auprès desquelles nous devons apporter des réponses".  " D'autre part il ne s'agit pas de sanctions définitives car le conseil de discipline présidé par un magistrat professionnel n'a pas statué. Il faut laisser l'instance réglementaire statuer, c'est un strict respect du droit. Tant que la précédure n'est pas terminée il faut garder la confidentialité sur les éléments de procédure ", indique-t-on du côté de la direction du Service Départemental d'Incendie et de Secours du Gard. " Ce n'est jamais de gaieté de coeur qu'une institution engage une procédure disciplinaire, il y a des actes qui justifient ces procédures", selon le SDIS du Gard. 

L'assemblée générale a décidé, ce vendredi en soirée, de mettre la pression auprès de sa direction et des mouvements de contestation sont programmés dans les prochains jours... 

Boris De la Cruz

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