Sa peine de prison en récidive de trafic de drogue est la même qu'en première instance, à savoir 13 ans de prison. Mais avec une aggravation, car les 2/3 de la sanction sont avec une peine de sûreté. De plus, 30 000 euros découverts lors d'une perquisition seront saisis par la justice, comme un terrain que ce quadragénaire originaire du Vaucluse venait d'acheter 120 000 euros dans un village près du Pont-du-Gard.
Le mis en cause, qui comparaît détenu, a longtemps été recherché par la justice. Il se cachait en Espagne. C'est un mandat d'arrêt européen qui l'a rattrapé avec une arrestation près de Barcelone en octobre 2025. Il est jugé ce mardi 23 juin devant la cour d'appel de Nîmes pour des faits de 2018. Une histoire de trafic de drogue pour ce récidiviste. La présidente de la cour d'appel, Nadine Mouttet, rappelle que le prévenu a déjà été sanctionné pénalement pour trois autres infractions similaires, avec des peines allant jusqu'à dix ans de prison. "Avec le passé que vous avez, vous n'êtes pas une petite main", tranche la présidente de la cour d'appel correctionnelle. "Et comment vous faites pour acheter tous ces biens alors que vous veniez de sortir de prison ?", poursuit la magistrate qui détaille le patrimoine du mis en cause qui détient, par le biais d'une SCI, plusieurs biens immobiliers dont des appartements. Il dispose d'un immeuble et a acheté un terrain situé près d'Uzès d'une valeur de 120 000 euros qu'il a payé 55 000 euros directement avec son argent personnel. "La SCI appartenait à mon père, il y a eu une donation à ses enfants ", essaie de convaincre le prévenu sous le feu des questions de la cour d'appel.
"Concrètement, vous êtes mis en cause comme le financeur de ce trafic, reconnaissez-vous les faits ? (...) Et l'achat de plus de 100 kilos de résine de cannabis" ? (...) À un moment il faut assumer certaines choses."
Mais le prévenu ne reconnaît rien : "Je n'ai pas financé et je n'ai pas participé. Lors de mes précédentes condamnations, j'ai toujours reconnu les faits reprochés", insiste l'accusé à l'adresse des trois juges qui composent le tribunal. Il écope finalement d'une lourde peine et de la saisie définitive de son terrain près d'Uzès d'une valeur de 120 000 euros.