Publié il y a 2 mois - Mise à jour le 17.02.2024 - Thierry Allard - 2 min  - vu 651 fois

ALÈS Les élèves ingénieurs de l’IMT Mines incités à contribuer à la réindustrialisation du pays

Le sous-préfet Étienne Kalalo, ce jeudi à l'IMT Mines Alès

- Photo : Thierry Allard

Le ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, Bercy pour les initiés, lance un recrutement massif et inédit d’ingénieurs de l’industrie et des mines. Cette semaine, les élèves de l’IMT Mines Alès ont été sensibilisés à ce recrutement, qui doit voir plus de 400 nouveaux ingénieurs de l’industrie et des mines intégrer ce corps de Bercy en quatre ans, soit trois fois plus que d’ordinaire.

Et c’est l’un de ces ingénieurs, le sous-préfet Étienne Kalalo, qui a été missionné par le gouvernement pour cette tâche. Il était ce jeudi à l’école des mines d’Alès « pour présenter ce corps d’ingénieurs et les modalités pratiques du concours 2024 » dans le cadre de ce recrutement « inédit dans l’histoire de la fonction publique au sein de ce corps. » Un recrutement « qui traduit de façon très concrète la volonté du Président de la République d’accélérer l’installation de projets industriels dans les territoires tout en tenant compte des défis actuels de réindustrialisation et de transition écologique, développe-t-il. Cela suppose d’avoir un certain nombre d’ingénieurs dans la sphère publique pour accompagner ces projets industriels. » Et « on a besoin de personnes qui viennent d’horizons divers, pour être en phase avec la société », glisse le sous-préfet.

Bref, la France a besoin de cette matière grise dans le public, et ce alors que « depuis un certain temps, avec un contexte économique propice, de moins en moins d’élèves d’orientent vers ces carrières d’ingénieur de l’industrie et des mines », pose la directrice de l’IMT Mines Alès Assia Tria. « Ce corps n’est pas très connu », reconnaît Étienne Kalalo. Or, les ingénieurs de ce corps peuvent travailler « dans la sécurité nucléaire, le développement économique, la mise en place de plans de revitalisation, et nous avons des exemples d’anciens élèves qui ont fait de belles carrières », rajoute-elle. La gamme de métiers de ce corps d’ingénieurs est en effet vaste, « des politiques de prévention des risques, l’accompagnement de projets industriels, l’inspection d’Installations classées protection de l’environnement, la transition écologique, numérique », énumère le sous-préfet.

Et qui dit champ de métiers vaste dit polyvalence. C’est une des qualités premières des élèves des Mines : « la formation d’excellence dispensée ici rejoint nos thématiques, nos défis », affirme Étienne Kalalo. La réunion d’information a vu de nombreux élèves ingénieurs participer, au point qu’elle a duré une demi-heure de plus que l’horaire prévu. « Ça nous rend très optimistes, la jeune génération cherche des métiers qui ont du sens, et là il s’agit de métiers avec une forte utilité environnementale, sociale, au coeur de la protection des populations, de la prévention des risques, de la décarbonation », poursuit-il. Et dans la gamme des arguments qu’il a pu déployer, le sous-préfet a aussi « parlé cash : le statut présente une attractivité dans la rémunération qui n'est pas négligeable, avec en sortie d’école autour de 3 000 euros nets, avec une possibilité d’évolution rapide. »

Le concours est désormais ouvert aux étudiants en troisième année, il est ouvert du 27 février au 28 mars. Plus d’informations ici.

Thierry Allard

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