Publié il y a 1 h - Mise à jour le 13.03.2026 - Corentin Dimanche - 4 min  - vu 101 fois

ALÈS La liste RN Rassemblés pour Alès veut remettre la ville "au niveau qu’elle mérite"

Anthony Bordarier, entouré de ses colistiers de Rassemblés pour Alès

- CD

Avec un programme axé sur la sécurité, la revitalisation du commerce et une vision urbaine à 20 ans, la liste Rassemblés pour Alès, menée par Anthony Bordarier, se présente comme l’alternative pour "remettre Alès sur la pente ascendante".

Mieux vaut tard que jamais. La liste Rassemblés pour Alès, investie par le Rassemblement national, l'UDR, l'Avenir français et le RPR a présenté son programme en cette dernière semaine de campagne, à l'orée du premier tour ce dimanche 15 mars. La tête de liste Anthony Bordarier a défendu une "envie de changement à Alès" et placé la sécurité comme "première des libertés". Sa mission est de "rendre sécurité, fierté et attractivité" à la capitale des Cévennes.

Après avoir énuméré les soutiens et cadres locaux et nationaux du mouvement et pris en exemples les municipalités RN de Perpignan et Beaucaire, le responsable de la 5ᵉ circonscription du Gard se prévaudrait d'une "fierté d'avoir montré la voie localement si le RN gagne en 2027". Il prévient, visant, sans le nommer, Christophe Rivenq : "Ne cédons pas à la tentation d'un macroniste municipal. Une page se tourne." Pierre Meurin, député de la 4ᵉ circonscription abonde : "Les municipalités qui durent finissent par manquer d’idées. Alès a besoin de renouveau."

Anthony Bordarier, tête de liste Rassemblés pour Alès • CD

C'est alors avec "le sens du bien commun chevillé au corps" que le policier, depuis vingt ans, se dit "prêt et déterminé à servir" : "Lorsqu’une cause en vaut la peine, je me bats. Et Alès en vaut la peine. Alès a du potentiel, elle mérite qu’on l’écoute. Nous ne serons pas comme les autres, je vous le promets. Je ne supporte pas le déclin, ma fierté me pousse à m'engager."

Le protestant, qui a fait sa scolarité à Boisset-et-Gaujac, Anduze, où il s'était présenté aux côtés de Geneviève Blanc  en 2014, et au lycée Jean-Baptiste-Dumas à Alès, dénonce "les cartels, le déclin du centre-ville, l’enclavement, la désertification médicale" d’une Alès "jadis orgueilleuse de ses mines, aujourd’hui connue pour ses faits divers". Pour "remettre la ville sur une pente ascendante et construire l'Alès de 2050", la liste a concocté un "programme ambitieux, sérieux et réaliste, avec vision et raison".

Pierre Meurin, député RN de la 4ᵉ circonscription était présent en soutien de la liste • CD

Le projet a été détaillé par les colistiers, dont les délégations futures sont déjà distribuées et annoncées, une première à Alès. Pierre Meurin les qualifie de "visages du courage de l’engagement, du service et de la solidarité", porteurs d'un "programme sérieux, raisonnable, concret et même visionnaire pour se projeter sur les prochaines générations". Il prône par ailleurs un "trio gagnant : exécutif national, législatif local et exécutif local".

La sécurité, première des priorités et "première mission d’une municipalité"

Première préoccupation des Français pour ces élections et sujet de prédilection du RN, la sécurité a été le premier sujet abordé. La liste alésienne veut augmenter les effectifs de la police municipale de 70 à 91 agents, monter une brigade cynophile et renforcer l'organisation entre 18h et 2h.

Un audit sur la vidéoprotection et l'appui de drones seront envisagés selon l'évolution de la législation : "Nous devons reprendre le contrôle de l'espace public pour protéger les habitants, c'est la première mission d'une municipalité. La présence actuelle sur le terrain est insuffisante. Une ville qui doute se replie sur elle-même", tance Patrick Zammit, délégué à la Sécurité et à la tranquillité publique. Le retraité du ministère des Armées porte une "approche ferme mais responsable" avec un "besoin de moyens humains, matériels et un budget" et comme objectif de faire du devoir citoyen "un réflexe".

Une "obligation de résultats" pour le centre-ville 

Le constat de 'Rassemblés pour Alès' sur l'animation commerciale est sans appel : "Trop de vitrines sont vides." Thibault Pellissier, en charge de cette délégation, annonce vouloir créer une zone de préemption commerciale et accélérer la foncière dédiée pour rééquilibrer le développement.

Et bien que "la priorité devra aller au centre-ville", il veut aussi mener un moratoire sur les nouveaux commerces de la rocade, proposer un outil public recenseur des locaux vides et proposer une carte de fidélité, car il y a une "obligation de résultats". Une Maison de l’agriculture avec vente directe des savoir-faire du territoire sera aussi construite, avec la volonté de relancer la production d'œufs pour "renforcer la souveraineté alimentaire locale".

2 x 2 voies, projets à 5, 10 et 20 ans, révision du PLU...

"Une vision 3.0 de la ville." Tel est le projet porté par Fabien Pelat, en charge de l'urbanisme et de la voirie. Pourquoi ? Car l'organisation urbaine d'Alès "n’est plus adaptée" et nécessite une "logique de transformation libératoire pour changer de paradigme et une structuration des grands axes à horizons 5, 10 et 20 ans pour créer un véritable écusson urbain". Après avoir mené un audit urbain, le cadre expert en construction veut "limiter la bétonisation et privilégier la rénovation". Tous ces travaux seraient menés après une révision du Plan local d'urbanisme et du Schéma de cohérence territorial "si nécessaire".

Comme d’autres listes, 'Rassemblés pour Alès' défend la gratuité du stationnement les mercredis et samedis après-midi et les deux premières heures en semaine. "Nous mènerons une bataille pour boucler la 2×2 voies et nous nous opposerons à la fermeture de l’aérodrome de Deaux", promet-elle aussi. Elle propose aussi une "meilleure organisation du quotidien", avec l'ajout de toilettes publiques et l'effacement de tags. Le but est de devenir une "ville plus fluide plus sûre et plus agréable au quotidien" afin de "remettre Alès au niveau qu’elle mérite".

Damien Delcroix, délégué au logement et à l'habitat, a pour objectif de remettre sur le marché et de faire occuper 280 à 320 logements sociaux en 24 mois. Une brigade habitat contre les logements indignes serait aussi créée pour mener 500 contrôles par an et "faire de la propriété un levier de stabilité".

"Un médecin doit soigner, pas se noyer dans l'administratif"

Pour combattre un "système hospitalier à bout de souffle", bien que l'hôpital alésien ne cesse de grandir, Rassemblés pour Alès veut inciter à l’installation des médecins, grâce à la construction d’une Maison des internes, un pack dédié et une "bourse municipale jeunes médecins" délivrée en échange d'un engagement d'installation de cinq à huit ans. "Un médecin doit soigner, pas se noyer dans l'administratif", insiste la liste, qui veut aussi mettre en place un dispositif 'Dermato express'

Concernant le bien-être animal, Marie-France Nave veut renforcer les campagnes de stérilisation et les captures, mais aussi réduire les nuisances animales à l’aide de dispositifs de régulations douces. Un cimetière animalier municipal serait aussi construit.

En lien avec la santé, aucun produit issu du Mercosur ne sera proposé dans les restaurants scolaires. Sylvie Tribes, déléguée à la jeunesse, y préfère une ferme pédagogique municipale. Pour encourager l'engagement, une réserve citoyenne volontaire serait aussi créée.

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