Ce mardi 23 juin, journée internationale de la fonction publique et des services publics, les employés du Centre hospitalier Alès-Cévennes ont porté leurs voix. "L'ensemble des secteurs sont impactés par la suppression de fonctionnaires, par le manque de remplaçants, mais surtout par la dégradation du travail qui est devenue une routine. C’est facile d’incriminer l’hôpital et le personnel, mais dans de telles conditions, on ne peut pas soigner nos patients comme il le faudrait", interpelle Romain Sabran, secrétaire général de la CGT des hospitaliers d’Alès.
Pourtant, malgré cette situation déjà complexe, la direction prévoit de supprimer 24 postes sur les 865 postes de l’hôpital. “Le personnel cumule des heures supplémentaires et les agents reviennent sur leurs repos, ils travaillent avec plus de stress, d’épuisement et certains vont même jusqu’au burn-out, alerte le responsable syndical. Peut-on vraiment garantir la sécurité des patients lorsque les équipes sont au maximum de leurs capacités ? Personne ne devrait rentrer chez lui blessé ou en larmes".
Au service Ehpad, la suppression de 4,5 postes a rendu les rapports humains, nécessaires pour le moral des patients, exceptionnels. "On refuse que la qualité de soin soit sacrifiée. Pourtant, on nous demande de remplir toujours plus de verres avec une carafe de plus en plus vide", image Sonia André, membre de la CGT à l'hôpital d'Alès-Cévennes.
Les syndicats prônent la suppression de la taxe sur les salaires pour les revaloriser et offrir la possibilité de recruter 150 agents, alors que 25 % d'entre eux ont un salaire inférieur au SMIC. Sonia André dénonce la "déconnexion" du gouvernement en ironisant sur l'explication de la ministre de la Santé, pour qui "les agents ne boivent pas assez d'eau et ne prennent pas le temps d'aller aux toilettes".