Avec plus de 3 500 habitants, le village voit ses listes passer de 23 à 29 colistiers, reflétant une croissance démographique qui influence les enjeux locaux. De quoi permettre à Serge Cathala de mettre en avant un bilan "dynamique" : "Quissac a prospéré et fait sa place comme pôle central du Piémont Cévenol, en mettant de nombreux bâtiments à disposition", affirme-t-il. Parmi les réalisations, la tête de liste 'Pour Quissac' se dit "fière" de l’arrivée de services médicaux (radiologie, ophtalmologie, scanner), la délivrance de permis pour la caserne de pompiers, l'aménagement de la rive gauche du Vidourle et la rénovation du centre historique, désormais doté d’un restaurant coté au guide Michelin. Pour l’avenir, il promet un pôle enfance-jeunesse et souhaite "embellir davantage" le village.
Patrick Girardot, lui, insiste sur l’importance de "garder le lien entre les générations" dans une commune où la population vieillit, tout en attirant les jeunes. Il propose de renforcer les services pour les seniors, grâce à un Ehpad neuf, et de développer des initiatives pour former les futurs citoyens. "Beaucoup de nouveaux arrivants et de jeunes s’installent ici, il faut les intégrer", souligne-t-il. Cette intégration se fera aussi par la création d'un conseil municipal des jeunes. 'Agir ensemble pour Quissac' prévoit aussi de relocaliser les activités festives sur le champ de foire et de mettre en place une journée des commerçants.
Des projets structurants essentiels
La traversée de la départementale, qui sépare le village en deux, est un point clé pour l'avenir de la commune. Patrick Girardot en fait une priorité : "Il y a de vraies difficultés, il faut sécuriser la traversée, améliorer le fléchage et protéger les cyclistes." Un questionnaire distribué en février a confirmé que la sécurité sur cet axe était la première préoccupation des habitants. Il propose également de travailler avec le Piémont Cévenol pour attirer des commerçants et repenser l’urbanisme.
Serge Cathala reconnaît l’importance du sujet, avec un "vrai travail à mener" mais rappelle d'autres projets, comme celui de l'école élémentaire, qui accueille 263 élèves sur douze classes : "Au vu des études, on mènera surement une démolition pour reconstruire sur site", annonce-t-il.
Gouvernance : travail d'équipe et démocratie participative
Les deux candidats se connaissent et se respectent, mais leurs visions de la gouvernance différent. Serge Cathala insiste sur la continuité et l’expérience, avec 14 colistiers reconduits sur 23 : "Je suis le maire de tous les Quissacois, tous voulaient repartir mais certains ont quitté pour raisons personnelles ou professionnelles. Je n'ai pas eu de mal à combler les départs car les gens sont venus vers moi."
Patrick Girardot, qui s’était déjà présenté à Saint-Théodorit, mise sur la démocratie participative : "J’ai toujours eu de bonnes relations avec le maire, mais si je peux lui faire une critique, c'est qu'il a beaucoup décidé seul. Je veux remettre de la démocratie. Les réunions publiques nous ont montré nos faiblesses, mais nous ont surtout permis de retravailler notre projet."