Premiers arrivés, premiers servis ! Dès l’ouverture, une file se présente devant le stand du dessinateur Jean-Charles Poupard. L’auteur des Griffes du Gévaudan dédicace avec plaisir les BD que ses lecteurs ont pris soin d’amener au salon. Alice, qui attendait son tour, assure qu’elle est venue car "c’est chouette de voir les dessinateurs directement, comment ils travaillent. Chacun a un peu sa technique, donc ça donne vraiment envie de lire." Au plus grand plaisir des nostalgiques, Paco Salamander, un des créateurs d’Adibou, célèbre personnage du jeu vidéo du même nom, vient présenter l’univers de ce jeu des années 90.
Ce week-end, l’association 'Bulles Cévenoles', organisatrice de l’évènement, met en place des ateliers animés par des dessinateurs. Il est possible pour les plus jeunes de dessiner sur une fresque vierge, en mettant en application les conseils de Jean-Charles Bréard, président de l’association ADIB, qui accompagne les jeunes dessinateurs dans leur chemin vers la publication ou non de leur œuvre. Puis, Romain Pujol proposera un atelier pour apprendre à dessiner ses fameux lapins crétins.
Des invités de marque, avec Ariane Astier, en marraine
L’autrice de Moody Rouge a accepté cette année d’être la marraine de la 10ᵉ fête de la BD. Pour elle, être marraine est une expérience aussi positive que nouvelle : "Je n’avais jamais fait ça avant, j’espère être à la hauteur de mes fonctions." Originaire d’Alès, Ariane est fière de présenter cette histoire d’un jeune homme adopté qui "retourne sur les lieux de son enfance découvrir les mystères liés à sa famille", à l’espace Cazot ce weekend : "Je suis contente parce qu’Alès c’est la ville d’où vient ma famille, donc c’était important pour moi de présenter ce livre ici."
Une porte d'entrée dans l'univers de la bande dessinée
Sylvain Cérène, gérant du stand d’Alès BD, est présent depuis la 1e édition. Le stand est d'ailleurs aujourd'hui le seul d'un libraire : "Il y a une vraie demande chaque année, la BD touche vraiment tout le monde grâce aux différents style de dessin." Cet évènement amène un public qui n’a pas l’habitude de lire ce genre de livre, avec "des personnes qu’on voit ici pour la première fois et qu’on retrouve dans nos librairies plus tard." Un salon gagnant pour les lecteurs et les exposants. Alice est venue pour rencontrer les illustrateurs présents au salon : "Mon beau-père m’a mise dans cet univers, donc je me devais de venir ici pour lui."
Le but de ces deux jours est aussi de montrer la grande variété de bandes dessinées existantes. Leen, mangaka et éditrice, y présente ses ouvrages et l’univers nippon, de plus en plus apprécié et plébiscité par les jeunes. Les gérants du stand d’Alès BD s’adaptent en mettant en avant des ouvrages de n’importe quelle thématique : "Certains adorent la BD franco-belge, donc ils s’y retrouvent et d’autres aiment le sport, ils s’y retrouvent aussi." Quant à Alice, elle lit "pour la majorité du temps des romans graphiques." Avec de quoi trouver son compte ce weekend.
Un hommage à Pierre Seron
La dixième édition de ce salon rend hommage à Pierre Seron, décédé en 2017. Le créateur belge de bandes dessinées est reconnu par toute la profession comme l’un des acteurs majeurs du style franco-belge à la Tintin, un style apprécié par les admirateurs de bandes dessinées. Il est le créateur de la série des Petits Hommes publiée dans l’hebdomadaire Spirou. Pierre Seron s’est ensuite exilé dans le Gard, à Saint-Bénézet, en 1990. Il sera mis à l’honneur tout le week-end.