"Continuer ce qui a été enclenché" depuis 2008, mais surtout 2020. Tel est le mot d'ordre pour Julie Lopez-Dubreuil, maire sortante de Saint-Jean-du-Pin et élue locale depuis 2008, candidate à un second mandat avec une ambition claire : faire de sa commune "un îlot de bien-être dans un monde compliqué". Elle mise sur le lien social, la transition écologique et une gestion humaine pour convaincre les Pininques avec sa liste 'Vivre Saint-Jean-du-Pin'.
Une équipe renouvelée et engagée
Julie Lopez-Dubreuil a construit sa liste à 21 candidats, renouvelée aux deux tiers, car l'exercice ne se fait "pas à n’importe quel prix, car il faut aimer donner du temps aux autres". La potière de métier insiste sur l’importance de l’engagement désintéressé, loin des calculs politiques. Ses études en sciences politiques lui ont appris à "mettre en perspective" sa commune : "Sur certains points, on n'est surprenamment pas si mal lotis. Sur d'autres, on est en retard par rapport à ce qu'on imaginait. En tout cas, on peut toujours mieux faire."
Transition écologique et autonomie énergétique
À la tête d'une commune forestière à 80 %, l'ancienne enseignante en histoire-géographie veut "mettre l’accélérateur sur la transition énergétique". Au programme : économies d’énergie, autonomie locale, entretien du patrimoine hydraulique et forestier, création de réserves foncières, espaces de compostage collectif, jardins et vergers communaux, ainsi que la récupération des eaux grises pour les bâtiments publics. L’installation de panneaux photovoltaïques sur les bâtiments communaux est en cours et les études sur la rénovation énergétique de l’école sont déjà finalisées. Désormais, "il n’y a plus qu’à", se réjouit la maire.
L'intergénérationnel et le vivre-ensemble au cœur du projet
Julie Lopez-Dubreuil propose un forum des jeunes et un forum du troc et des services, ainsi que la pérennisation des aides financières (BAFA, permis de conduire, emplois saisonniers). Elle entend aussi finaliser la résidence des Mares, destinée aux aînés, avec douze logements accessibles, un jardin et une pièce commune, gérés par le CCAS. "Un lieu de rencontres, d’échanges et de partages", prédit-elle.
Les chantiers participatifs (entretien, aménagements), la rénovation de l’église et de l’ancien temple en espace pour les associations, l’aménagement de l’aire de jeux du foyer et de l’espace central entre l’école et la bibliothèque sont aussi à prévoir. La refonte du budget participatif et les événements culturels à Sauvages, couplés à la préservation des ruines, complètent cette dynamique. Enfin, l'équipe municipale soutient l’installation de médecins cubains, un combat de longue haleine pour maintenir l’accès aux soins.
Sécurité et finances, sujets structurants et clivants entre les candidats
Avec des chiffres de délinquance "très bas" selon la gendarmerie d’Anduze, Julie Lopez-Dubreuil juge l'installation des caméras inappropriée. Elle y privilégie un "maillage fin" et la connaissance du territoire, pointant du doigt les 250 000 euros que coûterait un tel projet sur le mandat. Pour la circulation, elle compte sécuriser les entrées du village, surtout côté Alès, limiter la vitesse aux abords de l’école, entretenir la voirie, et repenser la fluidité sur la RD 50. Le développement des mobilités douces, l’ombrage et la végétalisation du parking du Provençal sont aussi à l’étude, tout comme la création d’un nouveau cimetière.
Contrairement à son opposant Philippe Fages, la maire-candidate ne souhaite pas baisser les indemnités des élus : "La commune n’est pas en difficulté financièrement. Ces indemnités sont dues. Les baisser, c’est considérer que seuls des riches ou des retraités peuvent être élus. Ce serait du populisme."