Depuis son élection en 2022, provoquée par le décès de l’ancien maire Yves Comte, Étienne Malachanne met en avant une gestion "très collégiale" avec des résultats "concrets". Preuve en est le passage du seuil des 3 500 habitants, obligeant l'intégration de quatre nouveaux élus à l’équipe municipale. Parmi les réalisations phares : l’agrandissement des jardins publics, le plan 'un arbre par enfant', la rénovation partielle de la salle polyvalente et la mise en accessibilité de la mairie. Un centre de santé pluridisciplinaire Filieris a également été créé à sa demande et est déjà "saturé".
Sur la sécurité, l'équipe communale a modifié le plan de circulation pour favoriser les pistes cyclables, recruté un deuxième policier municipal et étendu la vidéoprotection. Une grande rénovation énergétique a aussi été engagée, avec le remplacement des ampoules par des LED et des projets financés en partie par des subventions publiques et privées, comme le city stade.
Une dynamique associative qui tient bon devant les défis financiers
Malgré une baisse des recettes et une hausse des dépenses de fonctionnement (notamment le doublement des assurances), Étienne Malachanne souligne une "forte dynamique associative" et des partenariats renforcés avec les clubs locaux. "Nous devons aller chercher des financements, mais nous continuons à investir pour Salindres", insiste-t-il.
Il est ainsi prévu de créer un conseil de la vie économique regroupant artisans et commerçants et un conseil local de la vie associative, en plus de rénover l'ancienne salle paroissiale acquise pour un euro symbolique pour en faire un espace culturel et créer un local pour le centre de loisirs.
Projets pour l’avenir : gendarmerie, collège et logements adaptés
Parmi les chantiers en cours, on retrouve la finalisation des travaux place de la République et de l'espace intergénérationnel arboré, subventionné à 71 %, mais aussi l’inauguration prochaine d’une gendarmerie qui accueillera une douzaine de gendarmes et réservistes et l’avancement du projet de collège avec une procédure d’expropriation presque terminée.
"L'établissement actuel appartient au département, il va falloir mener des réflexions pour voir ce qu’on en fait. Le conserver est notre volonté, mais il y a une nécessité impérative de le refaire et de l'agrandir à proximité pour continuer d’utiliser les infrastructures sportives", rappelle le maire candidat.
À ce dernier devraient ainsi être couplées la rénovation du gymnase et du stade synthétique, en plus de la création d'un pumptrack. Le PLU a été modifié pour favoriser des logements adaptés aux besoins, et une seconde maison de seniors, gérée par le CCAS, verra le jour en centre-ville pour plus d’accessibilité.
L’ombre de Solvay et la relance économique
La fermeture de Solvay, couplée à l’affaire des PFAS, a été "très violente" pour la commune. "C’est un morceau de Salindres qui est parti, avec des emplois et des questionnements légitimes sur la santé", reconnaît le maire, tout en saluant la croissance d’Axens et ses plus de 500 emplois. "La plupart des anciens de Solvay ont retrouvé du travail, mais l’impact reste fort..."
Ancrage local contre "parachutage"
Face à son adversaire, Étienne Malachanne insiste sur l’ancrage de son équipe : "Nous sommes investis dans les associations, nous connaissons Salindres. Ce qui nous guide, c’est le bon sens collectif, pas un parti politique." Il critique le "parachutage" de son opposant, "arrivé en décembre, sans programme clair, et qui n’a pas respecté les délais pour les professions de foi".