Publié il y a 1 h - Mise à jour le 28.07.2026 - Stéphanie Marin - 5 min  - vu 33 fois

BEAUCAIRE Du Café de France au règlement intérieur, les dossiers qui ont animé le conseil municipal

Lors du conseil municipal de Beaucaire, mercredi dernier.

- S.Ma

Ce n’est pas un, mais deux conseils municipaux qui se sont tenus mercredi dernier à Beaucaire, avant la pause estivale. Renouvellement du mobilier urbain, règlement local de publicité, subventions aux associations, règlement intérieur du conseil municipal ou encore l’avenir du Café de France. Une séance dense, marquée par plusieurs échanges entre majorité et opposition.

L’amélioration du cadre de vie, l'un des fils conducteurs du dernier conseil municipal de Beaucaire, avant la pause estivale. La majorité a présenté plusieurs dossiers destinés "à poursuivre les promesses de campagne", précise le maire, Nelson Chaudon, notamment sur le mobilier urbain, l’aménagement des rues du centre-ville etc.

Il a d'abord été question de la mise en place d’une délégation de service public concernant le mobilier urbain publicitaire. L’objectif est de remplacer les équipements existants, les panneaux publicitaires et les abribus sur le domaine public, tout en améliorant leur intégration visuelle. "Citiz Media s'occupera d'afficher à l'intérieur, mais nous fournit surtout les abribus, les sucettes publicitaires et des espaces d'affichage pour la commune. Donc ça nous revient à zéro", a précisé le premier édile beaucairois. La DSP prévoit par ailleurs l’installation de six équipements supplémentaires sur la durée du contrat, soit dix ans. Autre volet de cette politique d’embellissement : l’enfouissement des réseaux aériens - et par la même occasion reprise des réseaux d'eau - dans trois rues du centre-ville, Molière, Pierre-Constantin et Raspail. Une convention avec le Territoire d'Energie Gard-SMEG doit permettre une participation financière de 40 000 € sur un chantier estimé à 126 000 €. Quant à savoir le détail du calendrier, "il faudra attendre le retour de la DRAC qui s'est jointe à cette affaire pensant trouver Pompéi", a ironisé le maire. 

Le conseil municipal a également abordé la création d’un règlement local de publicité. Jusqu’à présent, la commune ne disposait pas d’un cadre spécifique permettant d’harmoniser les dispositifs publicitaires et les enseignes. Il s'agit donc de fixer des règles communes sur l’ensemble du territoire communal, aussi bien pour les commerces du centre-ville que pour les zones artisanales ou industrielles. Plusieurs pistes ont été étudiées : limitation de certains formats, règles d’implantation, harmonisation des couleurs ou encore évolution esthétique des enseignes. Une période d’adaptation d'un an sera prévue avant l’application stricte du règlement.

Le Café de France : un appel à projets lancé

Le devenir du Café de France a été évoqué lors de cette séance. La commune, devenue propriétaire après avoir préempté, a lancé un appel à projets pour la réouverture de cet établissement situé place de Georges-Clémenceau, cette dernière inscrite au budget de la ville dans le cadre d'une réhabilitation. Le réaménagement de la place prévoit une correction des aménagements actuels, jugés inadaptés pour l’accueil du marché, des concerts etc, notamment en raison de l’absence de raccordements à l’eau et à l’électricité. L'espace de stationnement sera réduit à une trentaine de places, réparties entre le conservatoire - lequel, par effet de domino, sera transféré dans les bâtiments de l'îlot Aillaud, pour permettre la création des halles alimentaires - et l’hôtel de Fermineau et le fond de place. Une végétalisation renforcée, une fontaine, des bancs, des jardinières surélevées et équipements techniques adaptés, sont prévus dans ce projet.

>> À relire : BEAUCAIRE. Après l'élection communautaire, les tensions politiques s'invitent au conseil municipal

La volonté affichée, au sujet du Café de France est de préserver "l’esprit" du lieu. "Mais l’avantage d’un appel à projets, c’est que ça ne ferme la porte à rien. Quelqu’un peut débarquer avec un projet hyper ambitieux auquel on n’a pas pensé." Jusqu'à présent les propositions qui ont été formulées, concernent "un salon de thé, une brasserie haut de gamme", cite en exemple le maire.

"On n'en est pas à une intervention par délibération"

S'en est suivi un débat animé entre la majorité et l’opposition au sujet du règlement intérieur du conseil municipal. Luc Perrin (Unis pour Beaucaire) a contesté plusieurs dispositions, notamment le cadre fixé pour les prises de parole en séance pouvant "porter atteinte au débat démocratique" et l’espace réservé aux élus d’opposition dans les publications municipales, jugé trop limité. Critiques partagées par Christophe André, élu d'opposition Beaucaire, L'Esprit Libre.

Nelson Chaudon a défendu une réalité différente de la théorie. "On n'en est pas à une intervention par délibération, je pense qu'on fait en sorte que le dialogue existe." Sans contester ce fait, Luc Perrin n'en démord pas : "Cela n'empêche pas qu'à partir du moment où vous le fixez dans le règlement, et si un jour vous interdisiez un conseiller de répondre sur la base de ce règlement, cela pourrait poser un problème légal".  Et le maire de poursuivre : "Après, je suis maître de l’ordre du jour, je suis maître du conseil municipal, c’est à moi de mettre un terme aussi quand on est hors sujet. On est dans les clous, ce règlement intérieur se conforme aux règles actuelles." La majorité a finalement adopté le règlement intérieur, l’ensemble de l'opposition votant contre.

Parmi les autres délibérations, les élus beaucairois ont émis un avis défavorable au dossier de demande de Déclaration d'utilité publique en vue de l'établissement de servitudes relative au projet de ligne électrique aérienne très haute tension entre les postes de Jonquières-Saint-Vincent et de Feuillane sur de Fos-sur-Mer, ainsi qu'à la mise en compatibilité du PLU nécessaire à sa réalisation. À ce sujet, Luc Perrin, membre de l'Association sauvegarde de la Terre d'Argence, a annoncé une manifestation de "grande ampleur à Arles autour du 20 septembre." Et Nelson Chaudon de prévenir : "Soyez vigilants, faites attention à qui vous rejoint dans vos manifestations. Je ne veux pas me retrouver avec les images de Sainte-Soline, il y a des limites à ne pas dépasser."

"Partout il existe des réserves communales de sécurité civile"

La question de la prévention des risques, notamment incendie, a également suscité des échanges. Luc Perrin a interrogé la municipalité sur l’actualisation du plan communal de sauvegarde et l'éventualité de réactiver la réserve communale de sécurité civile. L'élu d'opposition estime que des bénévoles pourraient jouer un rôle complémentaire en cas de crise. "Partout il existe des réserves communales de sécurité civile qui sont mobilisées, qui servent à assister, qui ne servent pas à remplacer."

Christophe Guglielminotti, conseiller municipal délégué à la gestion des risques, ancien pompier de Paris et gradé de l'armée, a présenté le travail engagé sur la mise à jour du plan communal de sauvegarde. Quant à la réserve communale de sécurité civile : "pour avoir travaillé sur ce sujet quand j'étais à la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises à Amiens, je pense qu'aujourd'hui, au regard de ce qui se passe, il faudrait plutôt orienter ces volontaires-là vers les pompiers", a-t-il répondu.

Des subventions et aides aux commerçants

Les élus beaucairois ont voté des subventions aux associations au titre du Contrat de Ville, soit une enveloppe globale de 27 000 €. S'ajoutent des subventions exceptionnelles pour les associations Camarina (1 350 €), Ring olympique Beaucaire Tarascon (1 000 €), Les Chevaliers de Beaucaire (10 000 €), l'Union des commerçants de Beaucaire (4 000 €), l'Union Handball Tarascon Beaucaire (1 500 €). Des aides ont également été attribuées au Bar-Tabac du Pont et à Inari Okami pour l'acquisition de mobilier de terrasse. Près de 3 841 € pour le premier, 1382 € pour le second.

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