Un dossard, sinon rien
De nouvelles courses se développent, les autres grossissent, grossissent… Rien n’échappe à la déferlante de coureurs.
« On n’aura plus vraiment de nuit à partir du vendredi 13 février », sourit Estelle Enjolvy. Cette jeune femme de 26 ans fait partie des huit permanents de Yes We Run, la société nîmoise qui organise le onzième Nîmes Urban Trail. Une foule de 15 800 coureurs va engloutir Nîmes les 14 et 15 février. Un chiffre en hausse de 24 % par rapport à l’an dernier. Un chiffre qui aurait pu être encore plus élevé. Le 21 janvier, 5 000 personnes stationnaient en liste d’attente. « Les inscriptions ont été lancées en septembre. En même pas dix jours, les courses de 10 et 16 km étaient pleines », reconnaît Benoît Goiset. Le cofondateur du Nut se refuse à rajouter des dossards pour éviter les embouteillages.
92 départements et 42 nationalités représentées
Le premier trail urbain a été lancé à Lyon en 2008. Les puristes crient à l’hérésie : le trail, c’est s’aérer sur des chemins caillouteux, pas dévorer le bitume des villes. En 2016, Benoît Goiset, qui gère alors une agence de communication, et Nicolas Carbo, patron du Bar Joe, lancent l’Urban Trail de Nîmes. Sa première édition attire 6 000 personnes.