Publié il y a 50 min - Mise à jour le 12.08.2026 - Thierry Allard - 3 min  - vu 52 fois

FAIT DU JOUR Oly, le kombucha spiripontain a trouvé sa place sur les terrasses

Céline Rosello a créé Oly kombucha il y a trois ans à Pont-Saint-Esprit.

- © Thierry Allard

C’est une boisson ancestrale japonaise qui a réussi, en quelques années, à faire son trou dans nos contrées : le kombucha, réalisé à base de thé fermenté, a le vent en poupe. À Pont-Saint-Esprit, Oly Kombucha propose une gamme 100 % artisanale et en grande partie locale. Cet article est issu du magazine Objectif Gard, paru le 28 avril 2026. 

Après 25 ans dans le monde de l’esthétique et du bien-être du côté d’Aubais, Céline Rosello a eu envie de se reconvertir. Adepte depuis plusieurs années du kombucha, elle commence à en fabriquer, à petite échelle, chez elle, pour ses clientes. Les retours sont positifs, et l’incitent à aller plus loin. « Je cherchais une reconversion, et je voulais démocratiser le kombucha, une alternative sans alcool, alors que je trouvais qu’il manquait une proposition sans alcool dans les bars et les restaurants », rejoue-t-elle. Elle décide alors de s’installer à Pont-Saint-Esprit et de se lancer : nous sommes début 2023 et Oly Kombucha est né.

Depuis, le kombucha connaît un bel essor, encore plus depuis l’été dernier et le lancement d’une gamme par l’influenceur Squeezie. Il faut dire que la boisson acidulée, ni soda, ni bière, a quelques atouts : réalisée à partir de thé fermenté, elle contient des antioxydants, des probiotiques, des minéraux ou encore des micro-nutriments, et « moins de 5 % de sucres », précise Céline Rosello. En deux mots, « c’est plus qu’une boisson, résume-t-elle. Ça peut aussi être un ‘alicament’. » D’autant que, selon Céline Rosello, « la théine disparaît dans le processus de fermentation, donc on peut en boire toute la journée, et le kombucha contient de la L-théanine, aux vertus relaxantes ».

Céline Rosello fait infuser le thé avant de le faire fermenter dans les cuves au second plan. • © Thierry Allard

Une médaille d’argent Gard gourmand

Une boisson « 100 % vivante, naturelle », rajoute-t-elle, qu’elle confectionne à partir de thé noir ou blanc au sucre bio, qui va servir à nourrir des levures qu’elle a élevées elle-même à partir de thés. « Je les laisse fermenter en rajoutant de l’eau filtrée, poursuit Céline Rosello. Les levures se nourrissent du thé et des sucres, ce qui créé des bulles naturelles. » Puis la décoction est transférée dans des fûts, où Céline Rosello l’aromatise, avant d’embouteiller le kombucha et de le mettre au frais. « Tout est fait sur place, ici », précise-t-elle, dans cet ancien hangar réhabilité et loué par la mairie de Pont-Saint-Esprit. Et Céline Rosello fait tout toute seule, sauf l’embouteillage, pour lequel elle se fait aider d’une personne.

Oly Kombucha propose une gamme de sept produits : saveur mojito, grenade, pêche hibiscus, "Moscow mule" (écorces de citron vert bio, sirop de gingembre et miel), verveine framboise, spritz ou encore le bonbon, mélange de fraise et de citron jaune, qui a décroché une médaille d’argent au concours Gard gourmand cette année. Le "Moscow mule" avait glané une médaille de bronze l’année précédente, alors l’année prochaine, « je vise l’or », glisse-t-elle dans un sourire. Parallèlement, les kombuchas de Céline Rosello ont aussi tapé dans l’oeil de quelques belles maisons, comme le restaurant C la vie à Orsan, Le Rouge à Nîmes ou encore l’étoilé Château de Montcaud à Sabran.

Le kombucha a le vent en poupe, porté notamment par le youtubeur Squeezie, qui lancé sa propre marque il y a quelques mois. • © Thierry Allard

Une demande croissante

Ses produits, Céline Rosello les confectionne avec le plus possible d’ingrédients locaux : nectar de pêches de Pont-Saint-Esprit, grenades et verveine de Saint-Paulet-de-Caisson, miel et menthe fraîche de Saint-Julien-de-Peyrolas… « Il y a beaucoup de bonnes choses dans le coin », résume-t-elle, tout en tenant à travailler avec des produits de saison. C’est la raison pour laquelle le kombucha spritz et le verveine framboise ne sont pas vendus toute l’année.

Et ça marche : de 500 litres de production hebdomadaires, Céline Rosello compte passer très prochainement à 900 litres pour répondre à la demande croissante. Vendu principalement dans les cafés et restaurants, son kombucha peut aussi être acheté dans des supermarchés spiripontains, et elle tiendra, comme l’année dernière, un stand sur le marché de Pont-Saint-Esprit, tous les samedis jusqu'à septembre.

Céline Rosello propose aussi de la vente en direct, au 480 chemin des Sources, tous les jeudis de 8h à 14h, avec possibilité de restauration sur place.

Précisions

Ce que l’on appelle kombucha en Occident n’est pas vraiment ce qu’on appelle kombucha au Japon. Littéralement, kombucha veut dire « thé d’algues kombu », de « kombu », des algues comestibles consommées au Japon et plus largement en Asie, et « ocha », thé. Au Japon, on parle plutôt, pour ce que nous appelons kombucha chez nous, de « kōcha-kinoko », littéralement « champignon du thé noir ». Pensez-y si vous commandez un kombucha au Japon.

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Thierry Allard

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