Gard
Publié il y a 2 mois - Mise à jour le 29.11.2022 - Coralie Mollaret  - 2 min  - vu 553 fois

FAIT DU JOUR Tourisme : plus de nuitées mais moins d’activités !

Marquée par un retour des touristes étrangers, la saison touristique 2022 est « très satisfaisante » dans le Gard. Toutefois, en raison du changement climatique, certaines activités ont été boudées par les vacanciers.

« La saison estivale 2022 a été une très bonne année, portée par les clientèles françaises, mais aussi internationales avec la levée des restrictions sanitaires », introduit Pascale Fortunat-Dechamps, conseillère départementale du canton de Vauvert et présidente de Gard tourisme, l’agence financée par le Département et les communautés de communes pour faire la promotion du territoire.

Aujourd’hui, le bilan est positif. Très positif même : après deux ans de crise sanitaire, le secteur d’activité gardois fonctionne à plein régime. Troisième économie du département, il représente 10 000 emplois directs et pèse environ un milliard d’euros de chiffre d’affaires.

Retour des touristes étrangers

Dans le détail, « les mois de mai et juin ont atteint des niveaux très élevés de fréquentation, dépassant l’année de référence 2019 », poursuit la présidente. Preuve que la période touristique s’étire de plus en plus dans notre département, portée par un climat clément. D'ailleurs, et c'est une nouvelle tendance, de plus en plus de ménages favorisent les séjours plus courts, mais plus nombreux dans l'année. 

La fréquentation touristique 2022 est poussée par la clientèle étrangère. Les Allemands, Suisses, Espagnols… sont de retour, en hausse de 34% par rapport à 2021. Ce qui représente près d’un million de nuitées supplémentaires. L’enquête de conjoncture régionale et départementale témoigne du bon moral de certains professionnels du secteur. 72% ont jugé cette saison « très satisfaisante » et 41% ont estimé « qu’elle s’est mieux déroulée que prévu ».

En revanche, certains acteurs du tourisme font grise mise. Les commerces, restaurants et autres entreprises de loisirs ont constaté des dépenses en baisse. Les raisons ? D’abord, l’inflation qui grève les finances des ménages. « Les familles ont changé leurs habitudes. On les voit moins dépenser », commente Pascale Fortunat-Deschamps.

D’ailleurs, « la clientèle préfère dépenser pour son logement et faire des économies sur le reste. C’est-à-dire nourriture et loisirs… » La directrice de l’OT (office de tourisme) Destination Pays D’Uzès, Angélique Kokel, souligne : « D'ailleurs, nous avons bien vu une chute de la fréquentation du musée Haribo, pourtant climatisé. » 

S'adapter au dérèglement climatique 

Le dérèglement climatique a aussi un impact sur les activités de pleine nature : « Habituellement, les visites guidées sont organisées en journée. Mais avec les fortes chaleurs, on envisage de décaler les horaires », relève Xavier Borg, directeur de l’OT Cèze Cévennes. Concernant les rivières, certaines activités ont connu quelques difficultés à cause de la sécheresse : « Au niveau de certains tronçons, la Cèze était très basse, ce qui a obligé les loueurs de canoë à s’adapter quand ils le pouvaient. »

À Uzès, le constat est similaire : « Faire du vélo sous 40° entre 12h et 17h, ce n’est pas l’idéal ! », ironise Angélique Kokel. Prochainement soumis au vote des élus du conseil départemental, le schéma départemental du tourisme tiendra compte de toutes ces réalités. Le but : permettre au tourisme gardois de s’adapter aux changements climatiques et sociaux à venir.

Coralie Mollaret

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