Publié il y a 1 an - Mise à jour le 28.04.2023 - Anthony Maurin - 4 min  - vu 500 fois

L'INTERVIEW Avec Antoine Carlin pour découvrir le Gard "de ferme en ferme"

Ici, Puech Cabrier (Photo Civam)

Antoine Carlin est le directeur de la fédération départementale du Centre d'initiatives pour valoriser l'agriculture et le milieu rural du Gard qui organise la 11e édition du week-end "De ferme en ferme" les 29 et 30 avril prochains de 10h à 18h.

Antoine Carlin (Photo CIVAM 30)

Notre département est un territoire rural. Pour preuve, les 10 circuits et 62 participants à cette nouvelle édition. Le Civam doit être connu car c'est aussi grâce à lui que les urbains partiront à la rencontre des ruraux. Pour retrouver le programme, c'est par ici !

Objectif Gard : Qu'est-ce que le Civam ?

Antoine Carlin : Nous sommes un réseau associatif de développement agricole et rural, dans le Gard, nous avons deux grands axes d’action. Le premier est d’accompagner le développement d’une agriculture durable et agroécologique, en particulier en bio ou sans pesticides. Le second pilier de nos activités est de faire le lien entre cette agriculture et la société. "De ferme en ferme" illustre parfaitement cela.

Comment est né le "Gard de ferme en ferme" ?

Notre réseau a été créé en 1966, en tout cas pour le Gard. Si cet événement en est à sa onzième année chez nous, il est né grâce à nos collègues de la Drôme, il y a plus de 20 ans. Aujourd’hui, cette opération se déroule dans une trentaine de départements. Nous créons des passerelles entre le monde rural et les villes, entre les consommateurs et les agriculteurs.

Il commence à y avoir des choses à voir pour les Gardois…

Petit à petit, au fil des années, nous essayons de couvrir le territoire pour pouvoir faire découvrir toute la diversité qui existe dans le Gard. La diversité des productions, des territoires, des produits et des pratiques agricoles avec des agriculteurs gèrent ces exploitations.

Comment trouver autant d’agriculteurs qui veuillent bien jouer le jeu ?

En général, d’une année à l’autre, on retrouve les mêmes agriculteurs. Quand ils le font, ils le refont. C’est assez lourd car ils accueillent des visiteurs et nous les formons et les accompagnons à cela, mais ils doivent s’organiser pour être en capacité d’ouvrir leur ferme et d’accueillir le public. La pédagogie est importante, tout cela nécessite un engagement fort. Mais nous avons toujours des agriculteurs qui arrêtent, alors Cathy Guiraudet-Baumel, qui appuie ce projet, doit en trouver d’autres.

Le "Gard de ferme en ferme" est-il le reflet exact de l’agriculture dans notre département ?

Non car il y a aussi la viticulture qui est très dominante dans notre département. L’idée du "Gard de ferme en ferme" est d’amener les gens sur des productions alimentaires parce qu'ils connaissent déjà très bien la viticulture et les vins. Si des viticulteurs participaient, ils n’attireraient pas forcément énormément de monde. On veut faire découvrir les productions qui sont moins connues. On essaie de montrer l’ensemble des productions, des produits et des territoires. L’œnotourisme est déjà une démarche spécifique.

Chaque année on note un réel intérêt des visiteurs à découvrir ces produits, ces savoir-faire et ces hommes. Peut-on espérer encore mieux cette année ?

Un week-end de beau temps avant la période covid, on enregistrait autour 20 000 visiteurs, donc ça va dépendre du temps. On espère que les gens vont ressortir, l’année dernière, on voyait qu’ils avaient un peu de mal. C’est une belle occasion de se dire  : « Allez, maintenant, on en profite et on va de nouveau à la découverte des fermes du Gard ! » Ce qui attire le plus, souvent, ce sont les fermes, car il y a les animaux et les fermes proches des agglomérations, mais nous essayons de promouvoir l’ensemble pour que les gens puissent aller toujours plus loin de chez eux s’ils le veulent.

Comment ça fonctionne ?

Il y a dix circuits locaux pour faciliter la compréhension et la lecture sur les cartes, mais chacun des visiteurs peut faire ce qu’il veut. Les circuits sont libres. Ils permettent surtout une meilleure organisation. On peut ainsi faire des visites d’un circuit en matinée puis, aller à l’autre bout du Gard et faire d’autres visites bien sûr.

Et c’est gratuit !

Oui, effectivement tout est gratuit. Pour nous, c'est un gros investissement en moyens qui se fait grâce à des subventions comme notre partenaire historique qu’est le Conseil départemental. Nous avons, petit à petit, des collectivités comme des EPCI ou des intercommunalités qui nous aident un peu ou qui participent au financement du dispositif. La gratuité fait partie de la charte nationale de ferme en ferme pour en faire un événement grand public afin que les freins financiers soient inexistants. Certains agriculteurs vendent aussi leurs produits.

Les Gardois pourront, s’ils sortent et viennent vous voir, passer un excellent week-end et apprendre beaucoup de choses...

C’est ça ! Découvrir et échanger, c’est ce que nous voulons que les gens puissent faire. On fait le lien entre les consommateurs et les agriculteurs. Le territoire du Gard est très riche en produits très diversifiés près de chez vous, mais il faut aller les découvrir et pour cela le "Gard de ferme en ferme" est idéal. Les agriculteurs sont là pour vous accueillir, il ne s’agit pas que d’une visite. Écoutez les messages qu’ils ont à vous faire passer, voyez leurs métiers et la manière respectueuse de l’environnement qu’ils ont de les pratiquer. Ils sont tous engagés !

Ici, Puech Cabrier (Photo Civam)

Anthony Maurin

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