Publié il y a 1 h - Mise à jour le 27.01.2026 - Propos recueillis par Norman Jardin - 2 min  - vu 54 fois

L’INTERVIEW Véronique Palmer (UDAF 30) : « Il est urgent d’agir face à la dénatalité »

Véronique Palmer, la directrice de l’UDAF 30.

- Photo : Norman Jardin.

L'union départementale des associations familiales du Gard, via l’observatoire de la famille gardoise, a réalisé une enquête sur les modes de garde des enfants de moins de trois ans. Véronique Palmer, la directrice de l'UDAF 30, en dévoile les conclusions et elle alerte les pouvoirs publics sur la situation des assistantes maternelles.  

Objectif Gard : Quelle est la mission de l’UDAF 30 ?

Véronique Palmer : L’union départementale des associations familiales représente l'ensemble des familles du département, inscrites dans le code de l'action sociale et des familles comme représentant institutionnel des familles. Notre objectif, c'est de pouvoir comprendre les besoins des familles et de mener des actions auprès des pouvoirs publics pour que la politique familiale réponde à ces besoins.

Les conclusions de cette enquête vous inquiètent-elles ?

Il est urgent d’agir face à la dénatalité. Nous avons compris les enjeux de la démographie de demain. Pour encourager les parents à avoir des enfants dans les meilleures conditions, il faut leur donner les moyens avec des modes de garde adaptés à leurs besoins et à leurs moyens financiers, puisqu'on voit que ce sont les deux freins principaux au désir d'enfant.

Allez-vous interpeller les pouvoirs publics ?

Nous allons alerter déjà aux prochaines élections, à la fois municipales, mais aussi lors des prochaines échéances politiques. Cette enquête est conduite avec la CAF, la MSA et le département qui sont les acteurs de la politique familiale départementale. Ils ont un vrai pouvoir d'agir sur les modes de garde et les politiques familiales du département.

Comment les modes de garde ont-ils évolué ces dernières années ?

La situation s’est améliorée sur certains points, puisqu’il y a 25 % de places de crèche en plus en 10 ans. Cependant, elle s’est dégradée sur l’agrément des assistantes maternelles avec moins de 19 %, alors que c’est le mode privilégié des parents. Il y a un vrai effort à faire pour encourager cette profession.

Quelles sont les propositions de l’UDAF 30 ?

Déjà, inciter les assistantes maternelles à pouvoir revenir et à pouvoir être là pour répondre aux besoins des parents. Le deuxième axe, c'est tout ce qui concerne les freins financiers et un autre souci autour de la communication, puisque les parents connaissent peu les offres du département et les moyens d'aide.

Y a-t-il des disparités dans le Gard en termes d’accueil ?

Nîmes et sa métropole sont mieux pourvues et les réelles difficultés se retrouvent sur les secteurs ruraux comme Le Vigan. Il y a aussi moins de place dans le secteur d'Alès, mais le taux de chômage est beaucoup plus élevé et il y a moins de besoins.

Quelle est la situation concernant les familles avec peu de moyens ?

Les familles monoparentales sont à 32 % dans le Gard, c’est beaucoup plus élevé que la moyenne nationale. Les mamans seules ont de grandes difficultés à placer leurs enfants et à reprendre un emploi à temps complet.

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