Depuis la désignation de la santé mentale comme grande cause nationale 2025, la France a renforcé son engagement pour améliorer la prise en charge des troubles psychiques, réduire les inégalités d’accès aux soins et lutter contre la stigmatisation. Dans cette dynamique, le CHU de Nîmes assure non seulement des soins spécialisés et innovants, mais aussi des actions de prévention et de sensibilisation.
Pour garantir un maillage territorial efficace et fluidifier les parcours de santé, le CHU de Nîmes travaille en étroite collaboration avec les établissements du Groupement hospitalier de territoire (GHT) Cévennes-Gard-Camargue dont il est l’établissement support, les Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) et la médecine de ville, renforçant ainsi la coordination entre tous les acteurs du territoire.
À l’occasion des Journées de la schizophrénie 2026, le CHU de Nîmes, à travers son pôle psychiatries et la Villa Orygen, se mobilise du 16 au 20 mars pour sensibiliser le grand public, favoriser l’accès à l’information et lutter contre les idées reçues autour des troubles psychotiques.
Durant toute la semaine, des stands d’information et un ciné-débat permettront d’échanger avec des professionnels de santé et d’ouvrir le dialogue autour de la schizophrénie, une maladie encore trop souvent méconnue et stigmatisée. La schizophrénie touche environ 1 % de la population mondiale. En France, près de 600 000 personnes vivent avec ce trouble psychiatrique chronique. Un repérage précoce et une prise en charge adaptée sont déterminants pour améliorer le pronostic, soutenir le rétablissement et favoriser l’insertion sociale, universitaire et professionnelle.
« Informer, expliquer et aller à la rencontre du public sont essentiels pour faire évoluer les regards. La schizophrénie n’est pas une fatalité : plus le diagnostic est précoce, plus les perspectives de rétablissement sont positives. À la Villa Orygen, nous accompagnons les jeunes adultes dans toutes les dimensions de leur vie afin de leur permettre de construire un avenir choisi et non subi », souligne le docteur Aurélie Schandrin, cheffe du pôle Psychiatries.
Pour enrichir les échanges et mettre en lumière l’expérience des patients, chaque stand accueillera une exposition de productions anonymes (écrits, photographies, peintures, dessins) réalisées dans le cadre d’un atelier dédié. Ces œuvres, issues du vécu et du rétablissement subjectif des participants, visent à valoriser les parcours individuels, soutenir la déstigmatisation des troubles de santé, et promouvoir une approche centrée sur les ressources et la subjectivité.
« Ces créations sont bien plus que des témoignages : elles sont le reflet de la résilience et de la singularité de chaque parcours. En les partageant, nous rappelons que la santé ne se résume pas à des protocoles, mais s’enrichit aussi de l’écoute et de la reconnaissance de l’expérience vécue », souligne Julie Jourdan, psychologue au CHU de Nîmes.
Le CHU de Nîmes, en tant qu’établissement de référence, s’inscrit pleinement dans cette démarche. À travers des dispositifs dédiés, des partenariats avec les associations et les professionnels de ville, et des campagnes de sensibilisation, il contribue activement à faire évoluer les mentalités et à garantir un accompagnement global des patients.
« La santé mentale constitue un enjeu prioritaire. En soutenant des actions de sensibilisation comme celles-ci, nous affirmons notre volonté d’améliorer l’accès aux soins, de renforcer la prévention et de contribuer à une société plus inclusive pour les personnes vivant avec un trouble psychique », rappelle Frédéric Rimattei, directeur général du CHU de Nîmes.
La Villa Orygen est un dispositif innovant du CHU de Nîmes dédié aux jeunes de 16 à 30 ans présentant des troubles psychiatriques émergents, notamment la schizophrénie. Son équipe pluridisciplinaire propose une prise en charge globale, individualisée.