Le maillot laissé aux vestiaires, mais comme un poisson dans l'eau, Eddy Valadier a inauguré hier, mercredi 14 janvier, les travaux de réhabilitation et d'extension de la piscine municipale de Saint-Gilles. Un chantier qui aura duré un peu plus de deux ans. "À l'heure où certaines communes faisaient le choix de fermer leur piscine car souvent considérées comme trop coûteuses, à Saint-Gilles nous avons fait le choix contraire, prenant une fois de plus le taureau par les cornes", a souligné le premier édile saint-gillois. En 2022, une trentaine de bassins publics en France avaient cessé leur activité en raison de la crise de l’énergie.
Un peu d'histoire. L'équipement public de Saint-Gilles a été construit en 1977 dans le cadre du programme national "Mille piscines". Une initiative qui découlait des mauvais résultats des nageurs français aux Jeux Olympiques d'été de 1968, et fut accélérée l'année suivante après deux accidents tragiques. La noyade de 19 enfants d’un centre aéré dans la Loire et celle de 24 personnes lors du naufrage d’un bateau-promenade sur le lac Léman. Le programme visait avant tout à promouvoir l’apprentissage de la natation, notamment chez les scolaires. Entre la fin des années 70 et le début des années 80, 183 piscines dites Tournesol et 196 de type Caneton sont sorties de terre. Dont une à Saint-Gilles, pour ce dernier modèle, dotée donc d’un toit mobile permettant une ouverture estivale et un apport important de lumière.
Ouverture officielle le lundi 19 janvier 2026
Avant sa fermeture à l'automne 2023, la piscine accueillait en moyenne 30 000 baigneurs par an parmi lesquels des écoliers, des collégiens, les adhérents de l'Hippocampe Club Saint-Gillois et l'association nautique saint-gilloise, ainsi que le grand public. "Située en bord du quartier prioritaire politique de la ville, elle joue un rôle essentiel pour ses habitants et contribue concrètement à l'égalité d'accès au sport, à l'apprentissage de la natation et à la réussite éducative", a indiqué Eddy Valadier. Et l’engouement pour cet équipement désormais rénové s’est fait ressentir dès hier : plus de 500 curieux l’ont visité, avant son ouverture officielle prévue ce lundi 19 janvier.
L’objectif des travaux engagés consistait à rendre le bâtiment plus économe en énergie tout en améliorant le confort des usagers. "Nous allons réduire significativement nos consommations d'énergie, de plus de 30 %, diminuer d'environ 40 % notre consommation d'eau et sortir des énergies fossiles", a précisé Eddy Valadier. Parmi les principales interventions réalisées : l'installation d'une pompe à chaleur et de panneaux photovoltaÏques, le renforcement de l'isolation thermique du bâtiment, la mise en place de systèmes de récupération d'énergie et de recyclage d'air, l'automatisation du renouvellement de l'eau en fonction de la fréquentation, la rénovation des vestiaires, des douches, l'installation d'un système de déchloramination aux UV, la mise aux normes sanitaires et techniques, le renforcement de la sécurité des bassins, l'amélioration de l'accessibilité PMR, la requalification des espaces extérieurs, le traitement architectural contemporain de la façade... Le tout pour un montant de 2,6 M€ HT.
Un projet auquel se sont associés plusieurs partenaires financiers, le reste à charge pour la ville de Saint-Gilles est inférieur à 30 % du montant global, soit 730 000 € HT. "Vous avez un maire qui appartient à la Ligue des Champions en ce qui concerne la collecte des subventions", a lancé Franck Proust, président de Nîmes métropole, à l'assemblée, ce mercredi. Un éloge qu’il adresse de façon récurrente au maire de la commune. L'Agglo de Nîmes a contribué à hauteur de 184 200 €. "Grâce à ta détermination et à ton action, a-t-il poursuivi en direction de son vice-président, Saint-Gilles dispose d'un équipement à la hauteur de ses ambitions et son rôle dans la vie de la commune."
Le Conseil départemental du Gard a, quant à lui, attribué une enveloppe de 460 000 € à ce projet également soutenu par l'État. "Plutôt trois fois qu'une", a indiqué Mathias Nieps, sous-préfet du Gard, valorisant le triptyque sportif, environnemental et social de cet équipement. Soit 460 000 € dans le cadre de la Dotation politique de la Ville, 349 000 € au titre du Fonds vert et 430 000 € de l'Agence nationale du sport. Prochain rendez-vous à Saint-Gilles, les vœux du maire, ce vendredi 16 janvier à 19h, à la salle polyvalente Robert-Marchand.