Objectif Gard : la ville de Nîmes vient d’interdire les trottinettes dans certaines rues piétonnes, cela est-il nécessaire ?
Olivier Turel : On a constaté des difficultés de partage de l'espace avec les trottinettes électriques. Ce sont tous les engins de déplacement personnels motorisés qui sont concernés. Donc, les conducteurs de ces engins devront mettre pied à terre dans cette zone-là, sinon ils encourront une amende de 150 €. Il faut savoir que, dans l'ensemble de la zone, la circulation est limitée à six kilomètres à l’heure. En 2025, nous avons réalisé 92 opérations de contrôle.
Des mesures pour lutter contre les dépôts sauvages ont été prises.
On a déjà une brigade environnement qui fait 250 contraventions par an. Quand on identifie les auteurs, il y a une verbalisation de 68 €. En plus, la ville met en place une procédure qui consiste à faire payer les frais d’enlèvement. La nouveauté, cette brigade est renforcée par l’arrivée de policiers municipaux. Les mesures prises concernent l’ensemble du territoire municipal.
La ville de Nîmes s’attaque aussi aux épiceries de nuit. Quelles sont les nouvelles mesures mises en place ?
Nous sommes dans un contexte législatif très contraignant. Le droit du commerce est constitutionnel et il est protégé par la loi. On ne peut pas fermer les épiceries toute l’année. Le choix qui a été fait, c'était de le faire sur les sept mois où les nuisances sont les plus importantes. C'est une activité qui est un petit peu saisonnière on va dire, donc effectivement, quand on est en hiver, on a moins de difficultés, il y a moins de problématiques qui nous sont remontées par les usagers. Donc on attaque du 1ᵉʳ avril jusqu'au 31 octobre.
C’est la police municipale de Nîmes qui surveille si cet arrêté est bien respecté ?
En 2025, la police municipale a fait plus de 3 000 verbalisations sur les fermetures tardives. On peut être encore plus actif et on se retrouve dans une politique de harcèlement des épiceries de nuit.
Que risqueront les épiceries contrevenantes ?
Il y aura des verbalisations de 150 € qui seront transmises à l’officier du ministère public et elles passeront certainement au tribunal.
Cela est-il dissuasif ?
Ça reste assez dissuasif et, quand on fait des interventions, on transmet l’information à la police nationale et cela fonde, monsieur le préfet, à enclencher des procédures de fermeture.