L’un est artiste peintre, l’autre sculpteur, mais tous deux sont réunis par de nombreux points communs, des origines ibériques évidemment, l’amour de la nature, de la tauromachie et de la Camargue, la vie à Marguerittes, qui est leur quotidien, et surtout, une passion créatrice dont ils sont l’un comme l’autre « les heureux otages », comme le dit Le Petit Juan. À la demande de la commune de Marguerittes, ils exposent ensemble pour la première fois dans leur ville et inaugurent l’utilisation à des fins culturelles de l’ancienne église paroissiale Saint-Pierre (ou chapelle du château). Le titre de l’exposition, « Sacré printemps », est évidemment un double clin d’œil, au site et à l’époque.
L'ancienne église paroissiale Saint-Pierre
Elle était la chapelle seigneuriale de Marguerittes, d’où son nom local de « chapelle du Château ». Datant du XIIe siècle (mentionnée dans la bulle du pape Adrien IV de 1156), elle subit, au fil des siècles, plusieurs détériorations, travaux, ajouts… Son aspect architectural actuel date sans doute du début du XVIIᵉ siècle, même si l’on sait qu’elle a vécu une restauration complète au début du XIXᵉ siècle et qu’une tribune a été construite en 1811.
Dans la période moderne, la chapelle a été désacralisée, abandonnée, vandalisée, utilisée comme entrepôt avant que la commune de Marguerittes n’engage un processus qui a conduit à son inscription aux Monuments historiques (en 2015) et à une importante restauration (vitraux, murs, toitures, menuiseries) inaugurée en 2020. L’ancienne église paroissiale accueillera sa première expo.
José-Luis Garcia
Originaire du Sud-Ouest et plus encore de la Castille, José-Luis Garcia est un grand voyageur qui peint depuis plus de 35 ans et a notamment été un acteur majeur du collectif gardois « Courant d’Art ». Des « menines » (dames d’honneur des infantes de la cour d’Espagne) à Kiki de Montparnasse en passant par le rituel tauromachique, son œuvre est faite de passion, d’invention et d’un regard personnel « qui témoigne tout à la fois de la naïveté humaine et du réalisme de l’existence ».
Le Petit Juan
C’est comme une deuxième vie que se construit cet artiste, enfant de Marguerittes et de Nîmes, après avoir découvert, à Strasbourg, l'opportunité de dompter le métal pour en créer des objets et des œuvres. Une véritable révélation après un passage dans le monde du travail marqué par de nombreux métiers pour très peu de satisfaction. Désormais, le Petit Juan a laissé de côté ses doutes, ses craintes, ses angoisses pour construire avec ses mains, son fer à souder et son inspiration sa confiance, sa vie et son rapport aux autres qui peuvent l’aimer pour ce qu'il fait. Il est notamment l’auteur de trois œuvres monumentales installées au parc Magne de Marguerittes, d’un fameux taureau de fer et a participé à de nombreuses expositions avec le groupe des « Contemporains parallèles ».
Infos pratiques
Exposition du 6 au 21 juin – Grand Rue à Marguerittes.
Vernissage le 6 juin à 11h30.