Dernière séance avant la pause estivale, le conseil communautaire a démarré par une minute de silence en mémoire du défunt maire de Fontarèches, Patrick Méjean. Les élus ont également salué l’arrivée de Frédéric Bouretz, premier adjoint du nouveau maire de la commune, Sylvain Combes. À l’ordre du jour : une vingtaine de délibérations essentiellement techniques, comme la composition des commissions de travail de l’intercommunalité ou celle de la CLECT (Commission locale d’évaluation des charges transférées). Cette dernière a notamment été chargée de définir le montant de l’adhésion des communes de Saint-Dézéry, Garrigues-Sainte-Eulalie et Collorgues à la piscine intercommunale.
La « solidarité » de Saint-Dézéry saluée
Actuellement, la participation des communes adhérentes s’élève à 4 € par habitant. La commune de Saint-Dézéry, elle, participera à hauteur de 2 € par habitant. Garrigues-Sainte-Eulalie et Collorgues paieront 4 € à partir de 2027. Le président, Fabrice Verdier, motive cette décision : « Les enfants de Saint-Dézéry vont à la piscine d’Alès. Je salue la solidarité de la commune, qui souhaite participer à 50 % alors que les enfants ne profitent pas de la piscine d’Uzès. » Pour les deux autres : « les enfants qui, jusqu’ici, allaient à la piscine de Sauzet viendront à terme dans la nôtre. »
D’une manière générale, le socialiste est satisfait de l’équilibre financier de l’équipement : « Au départ, la participation devait être de 5 € par habitant mais le compte d’exploitation actuel nous permet de ne demander que 4 €. Certes, ce n’est qu’un euro, mais c’est toujours mieux dans la poche des communes. » Toujours au sujet de la piscine, le vice-président chargé des sports, Franck Séropian, a proposé de revendre un jeu gonflable à la Compagnie des loisirs distribution pour 10 000 € (contre un prix d’achat de 11 700 €) : « Cet équipement n’est pas opportun. Il n’a jamais été utilisé… Il nécessite cinq personnes pour le monter, le démonter et qu’il monopolise le grand bassin », indique l’édile.
Autre délibération : une ristourne à la SEGARD pour la création de 15 logements avec un parking souterrain à Uzès, rue Joseph-Lacroix. En cause : le coût du désamiantage, estimé à 33 000 €. Lors de la signature du compromis, les deux parties s’étaient mises d’accord pour abaisser le prix d’achat, si le coût du traitement excédait 20 000 €. Le prix d’achat du bien immobilier a donc été ramené à 314 000 € au lieu de 327 000 €.
Avis favorable sur le projet d’extension d’Haribo
Ce conseil a aussi été marqué par des délibérations permettant de renforcer l’économie du territoire. D’abord, l’avis favorable concernant le projet de modernisation de l’usine Haribo, sur le territoire depuis 1987. La vice-présidente chargée de l’urbanisme, Muriel Dherbecourt, rappelle que cette restructuration prévoit « la déconstruction de l’entrepôt de stockage de produits finis, la construction d’un nouveau bâtiment de production, l’adaptation des voiries… » L’opération vise à augmenter la capacité de production de 27 000 à 43 000 tonnes. Ce qui devrait permettre « de pérenniser les 300 emplois existants, mais d’en créer 30 nouveaux. »
Les élus ont ensuite attribué une subvention de 5 000 € à l’entreprise Les Parfums d’Uzège. La condition pour que celle-ci bénéficie de 20 000 € de fonds Leader afin de regrouper ses activités (bureaux, ateliers de fabrication et espace de vente) et renforcer son ancrage. Visiblement sensible au sujet, le président Fabrice Verdier a rappelé : « Cette entreprise était initialement à Saint-Chaptes et souhaite à terme rejoindre les Sablas. Elle est familiale, se compose de trois salariés. Peut-être aurez-vous droit à une remise si vous dites que vous avez voté le fonds Leader. » Et de témoigner : « Le parfum au patchouli sent très bon (…) Si vous voulez me faire un cadeau à la rentrée... » En votant à l’unanimité les délibérations, le présent a, sans doute, déjà été offert.