Publié il y a 1 an - Mise à jour le 02.02.2023 - Anthony Maurin  - 4 min  - vu 496 fois

NÎMES Aureck, l'ange gardien des comédiens

Ici à gauche, le discret Aureck parle forcément de la sécurité des comédiens et des animaux qui composeront le spectacle de mai (Photo Anthony Maurin).

Pour tout grand spectacle, la sécurité des comédiens est assurée par un ange gardien. Pour Vercingétorix, comme avant pour les Grands Jeux Romains, c'est Aureck ! L'interview a été réalisée lors du tournage du teaser su spectacle Vercingétorix qui se tiendra dans les arènes les 6, 7 et 8 mai prochains.

Aureck est donc le régleur équestre et cascades du spectacle. Du boulot, des responsabilités mais une manière de travailler en commun et dans la bonne humeur. Ne rien négliger, ne pas oublier ni minorer des actions spectaculaires, mais dangereuses. Avec Aureck, Vercingétorix sera sans aucun doute un spectacle remarquable.

Petite mise en contexte...  Le spectacteur va plonger dans l'histoire. De Gergovie à Alesia, au plus près de la réalité historique, revivez les plus grandes batailles de la Guerre des Gaules qui opposa le légendaire chef gaulois au grand Jules César. Plus de 500 reconstituteurs venus de toute l'Europe vous font revivre les jeux du cirque comme il y a deux mille ans !

Objectif Gard : Vous êtes une tête connue des arènes, depuis quand êtes-vous dans ces spectacles ?

Aureck : Ça sera, je pense, ma onzième année et j’y suis venu par le plus grand des hasards. Nous faisions des spectacles équestres, plutôt médiévaux, notamment aux Baux de Provence. Nous nous sommes fait repérer et on nous a proposé de venir pour la deuxième édition des Grands Jeux Romains. Depuis on n’a pas lâché l’affaire !

Ici à gauche, le discret Aureck parle forcément de la sécurité des comédiens et des animaux qui composeront le spectacle de mai (Photo Anthony Maurin).

Quelle est la particularité de votre société ?

La spécialité d’Équi-tempus va surtout être la partie équestre du spectacle, mais nous fournissons aussi des cascadeurs à pied qui combattent et qui chutent… Nous, c’est la cascade et je m’occupe de la sécurité afférente à cette pratique à la fois pour les cascadeurs mais aussi pour tous les gens qui sont autour.

Quel est votre rôle ?

Je sers de liant entre les troupes, les cascadeurs, l’organisation, la partie scénario… pour être au service du spectacle mais aussi pour trouver les limites de sécurité et les possibilités par rapport à ce qui est pensé sur le papier.

Vous êtes un peu celui qui empêche les scénaristes de rêver, c’est ça ?

Mon boulot est surtout d’anticiper les problèmes… Je ne casse pas les rêves des scénaristes, mais je les limite peut-être un peu ! Il faut qu’ils s’arrangent pour rester dans des choses qui sont faisables. En fonction des chevaux qu’on va avoir, on va faire des choses différentes, des figures spéciales donc on doit tout prévoir vachement en amont et qu’on ne se retrouve pas le bec dans l’eau quand on arrive dans les arènes !

Le cheval demeure un animal… et autour de 500 reconstituteurs ça peut poser des problèmes.

Les chevaux peuvent être plus ou moins dangereux sur certaines pratiques. Ils peuvent aussi se faire mal et ce qu’il faut savoir c’est comme pour nous, quand un cheval se fait mal, derrière, il ne veut plus travailler ! Nos chevaux sont nos outils de travail mais aussi nos amis, on essaye de passer un bon moment autant qu’eux.

Il y a quelques années, Aureck aux arènes (Photo Archives Anthony Maurin).

Vous intervenez aussi dans le spectacle, vous aimez les arènes ?

Tant qu’à faire j’essaye d’être un peu sur le sable des arènes aussi ! Les arènes sont spécifiques, on sent que ça a vraiment été construit pour les spectacles. C’est un endroit qui, au niveau du son et de la visibilité, quand on y entre et qu’on se retrouve en plein milieu, c’est très impressionnant. Quand tu joues le rôle d’un méchant et que tu as tout le monde qui hurle, au fond de toi tu as un peu peur… Mais quand ils t’applaudissent tous et qu’ils sont fans de toi, alors là… Tu reprends un peu de patate !

Et les chevaux ?

Aussi bien pour les humains que pour les animaux, c’est impactant. Un cheval qui va rentrer sur une allure normale ailleurs, il va être beaucoup aérien ici. Il va comme rebondir, ça vient de l’énergie transmise par le public. Les chevaux sont aussi des acteurs et ils ont aussi envie de se la raconter un petit peu !

Vous êtes aussi au cœur du spectacle du mois d’août "Nîmes cité des dieux". Quelles sont les différences ?

L’effet nocturne change les choses. Il y a aussi la contrainte, justement, des éclairages, de lumières, de fumigènes… On a des chevaux qui sont naturellement dressés pour ça, ils ont l’habitude. On met parfois du feu aussi ! Ce spectacle demande peut-être moins de personnes en piste parce qu’il est habillé par la lumière. C’est une autre façon de travailler.

Et Vercingetorix ? L’histoire en général ?

Vercingetorix ? Il y a le côté rébellion, fer de lance contre l’oppression. Avant de travailler sur les GJR, j’étais féru d’histoire mais peu éduqué. Le fait de travailler sur ces spectacles historiques, avec des historiens, maintenant, Vercingetorix je le vois d’un œil plus historique que d’un œil mythologique comme j’ai pu l’apprendre à l’école, comme j’ai pu l’imaginer au-travers des Astérix ! Cela implique beaucoup de choses dans sa relation avec César…

Une carte blanche pour finir, un sujet qui vous tient à cœur.

Carte blanche ? Avec mon collègue de travail Aymeric Delattre, nous avons monté une chaîne Twitch, lacaveduMJ, sur laquelle on fait des jeux vidéos, mais aussi beaucoup de jeux de rôle sur papier qu’on met en ligne donc si ça vous intéresse, venez voir, c’est sympa et on est sympa. C’est gentil et on est gentil !

Pour acheter vos places c'est par là !

Anthony Maurin

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