Nîmes
Publié il y a 2 ans - Mise à jour le 29.08.2021 - coralie-mollaret - 2 min  - vu 824 fois

NÎMES Crise sanitaire : l'invitation au débat du philosophe Gaspard Koenig

Au bar de la rue Fresques, Les Enfants denîm (Photo : Coralie Mollaret)

À 38 ans, l’agrégé de philosophie soutient qu'en France, la gestion de la crise sanitaire a un effet dévastateur sur nos libertés. 

Vendredi soir, le philosophe Gaspard Koenig était de passage à Nîmes. À 38 ans, le Parisien a de nombreuses cordes à son arc : écrivain, romancier, essayiste... Il est depuis dix ans à la tête d’un think tank Génération libre, qui travaille sur le défense des libertés. À l’approche de la Présidentielle 2022, le trentenaire vient de créer le mouvement Simple. Un mouvement visant à s’affranchir des normes pour devenir souverain de soi-même avec un principe : la responsabilité personnelle. 

Pour Gaspard Koenig, la gestion de la crise sanitaire a « un effet dévastateur sur les libertés ». Il y a d’abord l’attestation de sortie en période de confinement « qui a donné lieu à des situations ubuesques où les personnes en avaient plusieurs dans la poche ! » Il y a aujourd’hui le pass sanitaire : « personnellement, je suis pour la vaccination, pour la science. J’incite d’ailleurs les gens à le faire ». Seulement, « ce pass est hyper intrusif, l’État utilise la technologie à la chinoise pour contrôler ». Ce qui selon lui, n'est pas la bonne méthode, suscitant de vives oppositions dans la population. 

D'ailleurs, toujours selon le philosophe, « l’État n’a pas à déléguer le respect de l’ordre public à des particuliers. Si ça ne marche pas, il doit mettre le paquet sur la pédagogie ». « Contrairement aux médecins », soutient Gaspard Koenig « le Gouvernement doit composer entre le risque létal ainsi que les autres considérations : économiques, sociales ou libertaires de son pays. » 

Fin octobre, le philosophe restituera l’ensemble de ses travaux. L’idée dominante est d’inciter les candidats à la présidentielle à s'emparer du sujet pour permettre à la France de produire moins de normes : « notre Révolution a aussi commencé comme ça. C’est pourquoi sous Napoléon, le code civil a été écrit de manière plus simple et claire ». Ce n’est pas un hasard si le projet de Gaspard Koenig porte le nom de l’un des rédacteurs du code civil : Portalis. 

CM

coralie.mollaret@objectifgard.com 

Coralie Mollaret

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