Les socialistes vont-ils éclaircir leur jeu pour les sénatoriales ? Ce jeudi, au siège du parti, le conseil fédéral a validé trois têtes de liste souhaitant décrocher l’étiquette PS pour les sénatoriales. Il y a d’abord le sénateur sortant Denis Bouad, avec, en numéro trois, le président du Pays d’Uzès, Fabrice Verdier. Face à lui : le maire de Tresques et président des pompiers du Gard, Alexandre Pissas. Troisième candidat en lice : le président de la Banque alimentaire, Joseph Pronesti.
Les militants PS sont appelés à départager les candidats le 10 juin. À noter que, selon nos informations, « le maire de Bellegarde, Juan Martinez, a déposé un recours auprès de la direction nationale pour que sa candidature soit recevable ». En cause : un différend sur le nombre d’années d’ancienneté requis pour pouvoir se présenter.
Qui a l’avantage ?
« Il semblerait, pour une fois au PS, que le jeu soit plus ouvert », glisse un militant socialiste, en référence à l’hégémonie militante de la section de Bagnols campagne, à laquelle Alexandre Pissas est rattaché. Pour prédire les rapports de force, certains s’en réfère au dernier congrès socialiste. Dans le Gard, le courant Refondation, porté notamment par Alexandre Pissas, Denis Bouad et Fabrice Verdier, avait recueilli près de 70 % des suffrages, soit environ 250 voix. Le texte soutenu par Olivier Faure, auquel appartient Joseph Pronesti, avait obtenu près de 25 % des voix, soit environ 90 voix suffrages.
« Si l’on analyse froidement la situation, les voix du courant Refondation devraient se partager entre Bouad et Pissas. La question est désormais de savoir lequel des deux arrivera devant l’autre… À mois que Joseph parvient à se démarquer », poursuit notre source. Au-delà de sa section, Alexandre Pissas a peut-être un atout supplémentaire : une partie des voix de la section nîmoise, dirigée par Nicolas Nadal, son directeur de cabinet chez les pompiers du Gard.
Le dernier mot revient au national
Reste que Pierre Jaumain l’a encore répété, ce jeudi soir : « La direction nationale aura le dernier mot… » Alexandre Pissas, investi par les militants puis défait par la direction nationale il y a six ans, s’en souvient encore…