Ouvert en 2024, le tiers-lieu est un espace hybride qui favorise la rencontre, le partage et l’initiative collective dans la Maison de santé protestante. Son objectif est de permettre aux habitants du quartier et aux résidents de se rencontrer dans un cadre différent de celui du soin.
Cette fresque qui correspond complètement aux valeurs du tiers-lieu qui sont celles du partage et de la participation de chacun. « C'est vraiment un projet qui est participatif, donc il s'inscrit bien dans les valeurs du tiers-lieu », déclare Amanda Brunet, coordinatrice du tiers-lieu et responsable du pôle habitat inclusif à la Maison de santé protestante.
La fresque est le résultat de deux ans de réflexion entre le tiers-lieu et l’artiste enseignant Arnaud Vasseux, et de plusieurs mois de travail pour les trois étudiantes Marinka Barbacetto-Giraud, Camille Guegan et Sayyidinna Kayi-Missamou accompagnées de l’artiste invitée Allison Blumenthal.
"C’était tout un travail de recherche"
L’œuvre se découpe en trois parties, une première partie dans l’entrée dédiée au public réalisée par Marinka Barbacetto-Giraud. Une seconde partie avec une fresque jaune qui accueille également des œuvres venues de l’Artothèque Sud réalisée par Sayyidinna Kayi-Missamou. Et la troisième partie se trouve dans le renfoncement de la salle réalisée par Camille Guegan, 26 ans, étudiante en quatrième année à l’ésban.
« C'était quand même dur au niveau des dimensions, il fallait aussi prendre en compte que c'est un espace d'exposition au-delà d'être un lieu de rencontre et de partage, donc penser à quelque chose qui va convoquer quelque chose au spectateur sans pour autant prendre le pas sur les expositions, ce qui est quand même pas facile. Plus entrer en résonance avec les autres espaces qui allaient être investis d'une autre manière aussi. C’était tout un travail de recherche », confie Sayyidinna Kayi-Missamou, 19 ans, élève de première année à l’Ésban.
Un travail en collaboration avec l'Artothèque Sud
Actuellement, parmi les œuvres choisies par les étudiantes auprès de l’Artothèque Sud, on retrouve des artistes comme Gérard Tranquandi, Claude Viallat, ou encore Anne-Marie Pécheur. Les œuvres exposées changeront au fil des mois, mais seront par la suite choisies par les membres de l’Artothèque.
Pour elles, le choix n'a pas été très difficile, elles ont eu accès aux archives de l’Artothèque Sud. « Après on a fait une sélection, on a un peu regardé ce qu'il y avait, ce qui était disponible… et là on a cherché les œuvres, on a regardé si ça passait en fonction des tailles et tout ça et puis voilà », déclare Marinka Barbacetto-Giraud, 20 ans, étudiante en deuxième année à l’ésban.
Par ailleurs, le projet de fresque s'inscrit dans le dispositif pédagogique intitulé « Terrains et lieux », qui propose aux étudiants de travailler collectivement sur des projets en lien avec des contextes réels, tout au long de l’année scolaire. Après la réalisation de ce gros projet, les étudiantes et les responsables du tiers-lieu s’accordent pour dire que c’est une très belle expérience. Du côté des étudiantes, c’est une expérience presque professionnelle avec la gestion complète du chantier. Du côté du tiers-lieu, c’était l’ouverture à la rencontre des résidents avec les étudiantes pendant le chantier et surtout une belle évolution de leur espace de rencontre.
Le tiers-lieu est ouvert les après-midis du lundi au vendredi, mais se fait surtout en fonction des activités organisées. Retrouvez le programme des activités sur le site de la Maison de santé protestante de Nîmes.