Publié il y a 1 h - Mise à jour le 30.03.2026 - S.Ma - 3 min  - vu 54 fois

NÎMES MÉTROPOLE Comment le Codev nourrit-il les politiques locales ?

Le rapport d'activité 2025 du Codev de Nîmes métropole, présenté dans les communes comme ici à Saint-Gilles, le 17 février dernier. 

- S.Ma

Le rapport d’activité 2025 du Conseil de développement (Codev) de Nîmes Métropole a été présenté dans l'ensemble des communes du territoire. Une volonté portée, avant les élections municipales, par Dominique Tudela, première adjointe au maire de Saint-Gilles et conseillère communautaire déléguée au suivi du Codev, pour mettre en lumière cette instance encore largement méconnue, mais qui joue pourtant un rôle bien réel dans la réflexion publique locale.

« Déjà, il faut que le citoyen ait connaissance que ça existe », souligne Dominique Tudela. Le Codev de Nîmes métropole est avant tout une instance indépendante, composée de citoyens bénévoles issus d’horizons très divers : monde associatif, économique, éducatif etc. « On essaye d’avoir un panel très large qui représente toutes les catégories de la société », précise-t-elle. Au sein de ce dispositif, Dominique Tudela occupe une place particulière, le maillon entre les élus de la communauté d'agglomération et le Codev. Sa mission : faciliter le fonctionnement de l’instance, faire le lien avec les services, et contribuer à faire connaître ses travaux. « Je ne participe pas aux avis, je ne donne pas d’idées », insiste l'élue. « Mon rôle, c’est vraiment de leur faciliter la vie et de trouver des moyens pour valoriser leurs travaux. » D'où l'idée d'inciter les communes à présenter le rapport d'activité en conseil municipal, comme ce fut le cas à Saint-Gilles le 17 février dernier, avant les élections municipales. 

Le Codev n’a pas de pouvoir décisionnel. Il émet des avis sur des projets portés par Nîmes Métropole ou se saisit lui-même de sujets de société. « Ils ne sont pas là pour décider, mais pour éclairer », résume Dominique Tudela. Les membres travaillent en commissions, rencontrent des experts, échangent avec des élus. L’impact du Codev est parfois difficile à mesurer directement. « On ne peut pas toujours dire : cette décision vient uniquement d’eux », reconnaît l’élue. Mais leur contribution permet d’affiner les projets. Elle cite notamment l’exemple du projet du Marché Gare pour lequel "le Codev avait notamment exprimé une attention particulière au maintien de certaines fonctions solidaires du site, en particulier la présence de la Banque alimentaire, élément important de l’équilibre social et associatif du quartier. Cette vigilance citoyenne a été intégrée dans les réflexions conduites autour de l’évolution du site."

Des propositions ancrées dans le quotidien

Les travaux du Codev ont également nourri la réflexion autour du Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET). Les contributions citoyennes ont notamment insisté sur l’importance de soutenir les pratiques agricoles plus durables, de mieux préserver la ressource en eau, et de développer une véritable culture territoriale de la sobriété et de l’adaptation au changement climatique. Les membres ont par exemple mis en avant l’intérêt de renforcer les actions de sensibilisation aux économies d’eau, de promouvoir les démarches de réhabilitation et de réemploi, ou encore de développer la formation des élus et des agents aux enjeux climatiques. Ces propositions rejoignent aujourd’hui les orientations du PCAET et participent à renforcer une dynamique collective autour de la transition écologique.

Concernant le Projet de territoire, le Codev a également contribué à élargir le regard porté sur les transformations à venir. Les échanges ont notamment porté sur la nécessité d’anticiper les effets du dérèglement climatique, mais aussi de prendre en compte les évolutions réglementaires qui transforment progressivement l’action publique locale, comme le ZAN ou la séquence Éviter – Réduire – Compense. Cela afin de replacer les projets structurants de l’agglomération dans une perspective de long terme, attentive aux équilibres territoriaux et aux transitions en cours.

En 2025, le Codev présidé par David Tebib, président de l'USAM, a choisi l'auto-saisine sur trois sujets : l'égalité des chances, sous l'angle du développement économique et de l'emploi autour de réflexions sur l'insertion professionnelle et la découverte des métiers ; territoire fertile avec des idées concrètes qui ont pu émerger (cuisines nomades, « cité du goût », ou encore installation de casiers réfrigérés dans les villages pour faciliter l’accès à des produits frais) ; et l'intelligence artificielle au service d'un territoire. Les travaux du Codev, accessibles en ligne, constituent une ressource pour nourrir la réflexion publique. « Ils ont produit des travaux de qualité, avec une motivation à toute épreuve, conclut Dominique Tudela. Dans un contexte où les politiques publiques doivent intégrer des transitions rapides et parfois complexes, cette capacité à prendre du recul et à formuler des propositions collectives constitue un apport précieux pour la collectivité."

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