Publié il y a 2 h - Mise à jour le 30.03.2026 - Anthony Maurin - 2 min  - vu 46 fois

NÎMES Beaux-arts : une deuxième journée dédiée aux liens entre science et imaginaire

La façade de l'Esban à Nîmes naturellement (Photo Archives Anthony Maurin)

Cette journée propose d’explorer les zones de frottement entre merveilleux et scientifique, savoirs et croyances, à travers des pratiques artistiques et théoriques qui questionnent la manière dont la science peut produire de l’imaginaire et le merveilleux des formes de connaissance.

Esban l'école des beaux arts de Nîmes (Photo Archives Anthony Maurin)
Esban l'école des beaux arts de Nîmes (Photo Archives Anthony Maurin)

L'ésban, École supérieure des beaux-arts de Nîmes, est un établissement d'enseignement supérieur et comme toute bonne école, elle organise de belles choses. Le rendez-vous débutera le jeudi 2 avril à 17h30 à la vitrine du musée du vieux Nîmes pour le vernissage de l’exposition « Nous sommes au moins trente mille dans cette nuit. »

Cette exposition, coordonnée par l’artiste Sophie Blet, a été conçue collectivement par des étudiantes de troisième et quatrième année de l’ésban. Elle présente une confrontation entre leurs créations originales et une sélection d’objets issus de la collection du musée. Le projet pédagogique et artistique initié et accompagné par Arnaud Vasseux vise à expérimenter les possibilités de présentation d’objets patrimoniaux dans leur mise en relation avec le présent.

Le partenariat entre les deux institutions voisines s’inscrit dans l’histoire même du bâtiment devenu en 1910 Palais des Beaux-Arts pluridisciplinaire pour accueillir à la fois le Conservatoire de musique, l’École des Beaux-Arts, puis le musée du Vieux Nîmes. Avec Romane Coppens Bioux, Lucie Douillet, Alice Faccani, Charlotte Jonon, Morgane Keraghel, Théa Pirot, Chloé Bourgade, Mariana Guzmán.

La façade de l'Esban à Nîmes naturellement (Photo Archives Anthony Maurin)

Le vendredi 4 avril une deuxième journée de rencontre art et recherche aura lieu sur le thème :  Merveilleux ~ Scientifique : liaisons expérimentales. Adossée aux projets pédagogiques portés par Mathieu Kleyebe Abonnenc et Lila Neutre, cette journée propose d’explorer les zones de frottement entre merveilleux et scientifique, savoirs et croyances, à travers des pratiques artistiques et théoriques qui questionnent la manière dont la science peut produire de l’imaginaire et le merveilleux des formes de connaissance.

Loin de toute opposition binaire entre savoir et superstition, la journée invite à reconnaître que le merveilleux n’est pas l’envers du scientifique, mais un vecteur possible de questionnements, un outil de décentrement, un moteur de découvertes et donc de recherche.

Alors que la connaissance occidentale contemporaine semble s’incarner dans des dispositifs technologiques de mesure, de calcul et de visualisation toujours plus performants, il semble nécessaire (voire urgent) de repenser notre rapport à l’expérience, aux savoirs situés, aux technologies et aux imaginaires.

Les travaux des artistes et chercheurs invités naviguent entre observation et divination, entre analyse et poésie, rationalité et magie. Plutôt que d’opposer ces termes, ils et elles envisagent des alliances, des liaisons expérimentales qui esquissent de nouvelles épistémologies et permettent de considérer le merveilleux comme un outil critique et heuristique.

La journée s’articule autour d’échanges en duo qui permettront de débattre des manières singulières ou collectives de lire les images, les corps, le ciel… c’est-à-dire le monde. 

Cette journée constitue la deuxième d’un cycle de rencontres consacrées à la recherche-création organisée à l’École supérieure des beaux-arts de Nîmes. Elle s’inscrit au sein du programme GARDENER (porté conjointement par l’Esban, Nîmes Université et le CHU) qui favorise des collaborations interdisciplinaires entre artistes, chercheur·euses et partenaires du territoire autour de la notion de vulnérabilité et de nouvelles formes de production et de partage des savoirs.

Ce nouveau rendez-vous, qui se déroulera en deux temps entre les printemps 2026 et 2027, questionnera conjointement la raison et l’enchantement, le protocole et la magie, l’art et la recherche.

Retrouvez le programme complet en cliquant ici

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