Publié il y a 1 h - Mise à jour le 30.03.2026 - Abdel Samari - 2 min  - vu 570 fois

ÉDITORIAL Une nouvelle génération aux commandes, un espoir nommé Soukaïna Ben Jaafar

Soukaïna Ben Jaafar

La nouvelle adjointe de Vincent Bouget, Soukaïna Ben Jaafar

- Photo DR Ville de Nîmes

Parmi les nouveaux visages issus des municipales, la jeune élue incarne une politique ancrée dans le terrain et les réalités locales.

À peine les élections municipales passées, les nouvelles équipes sont déjà à l’œuvre. Les anciennes majorités balayées, place au renouvellement. Une mécanique bien rodée, parfois vécue comme une purge politique, où il s’agit autant de tourner la page que d’imposer sa marque. À Nîmes comme ailleurs, une nouvelle génération s’installe. À Saint-Bonnet-du-Gard, Raoul Abissier endosse l’écharpe de maire. À Bouillargues, Marie-Pierre Tronc ; à Manduel, David-Alexandre Roux ; à Sauzet, Théo Guigue, 23 ans : visages neufs, attentes élevées. Mais très vite, le réel rattrape les promesses. Car derrière l’affichage du changement, la continuité s’impose. À Bernis, Fidéline Sebileau accède au fauteuil de maire. À Calvisson, Véronique Martin, ancienne première adjointe, prend le relais. À Lunel, Paulette Gougeon est reconduite. À Arles, Mandy Graillon s’inscrit dans la même ligne. Plus d’ajustements que de ruptures. À Nîmes, en revanche, le basculement est net. Les opposants de Jean-Paul Fournier prennent les commandes. Pour beaucoup, une première : Bruno Ferrier, Denis Lanoy, Sabine Oromi, Gilles Guillaud, Cécile Jourdan, Colin Gril, Maya Amer-Moussa, Emmanuel Bois, Catherine Fénech, Jean-Yves Chabanel. Une équipe encore en apprentissage, sommée de passer sans délai de la critique à l’action. Une promesse demeure : celle d’un regard neuf. Mais la nouveauté ne suffit pas. Elle oblige. Elle expose. Dans ce paysage en recomposition, un visage s’impose : Soukaïna Ben Jaafar. Ancienne collaboratrice de la députée Françoise Dumas, la Nîmoise de 35 ans s’est révélée durant la campagne. Discrète, mais solidement ancrée sur le terrain. Son parcours parle pour elle : bénévole aux Mille Couleurs à Pissevin, dix ans à la tête de La Pléiade au Mas-de-Mingue. Une politique vécue avant d’être revendiquée. Encadrée par Fabrice Verdier, soutenue par Amal Couvreur, elle a franchi le cap. Reste maintenant à confirmer. Car derrière son engagement, il y a des visages, des familles, des quartiers. Soukaïna Ben Jaafar ne surgit pas de nulle part. Et si elle réussit, ce ne sera pas seulement une réussite personnelle. Ce sera un signal : celui d’une politique encore capable de rester fidèle à ceux qu’elle prétend servir.

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