« NemoVélo fait passer Nîmes dans le XXIᵉ siècle. Tout le monde en veut et le retour est plus que positif ». C’est en tous cas ce qu’estime Franck Proust. Le président de Nîmes-Métropole a présenté, ce lundi, l’extension du service de vélos en libre-service. Mais en introduction, c’est un bilan des premiers mois du dispositif qui a été proposé. C’est le 22 mai dernier que NemoVélo a été inauguré et sept mois plus tard 213 000 trajets (avec un pic de 46 025 en septembre) ont été enregistrés jusqu’à fin novembre. Dans cette même période, 11 487 personnes se sont inscrites. Enfin, le coût de fonctionnement s’élève à 225 000 € et les recettes à 175 000 €. Mais il faudra attendre une année d’exploitation pour tirer des conclusions.
17 nouvelles stations et 150 nouveaux vélos
Ce début d’année 2026 est celui du lancement de la phase 2 avec 17 nouvelles stations, 150 nouveaux vélos et une augmentation de la capacité des stations actuelles. Les nouvelles stations sont : Multiplex (10 arceaux), Mas des Abeilles (7 arceaux), Marronniers (10 arceaux), Chalvidan (7 arceaux), Courbessac (5 arceaux), Routes d’Uzès (5 arceaux), Sainte-Perpétue (5 arceaux), Bois des Espeisses (7 arceaux), Paul-Valéry (5 arceaux), L’eau bouillie (5 arceaux), Cigale (7 arceaux), Castanet (10 arceaux), Route de Sauve (5 arceaux), Mont Duplan (7 arceaux), Laënnec (7 arceaux), Kilomètre delta (3 arceaux) et Grézan (3 arceaux). « Je ne regrette pas d’avoir choisi le tout-électrique car Nîmes est la ville aux sept collines et il ne fallait pas que l’utilisation du vélo soit un handicap. Nous souhaitons que tous les secteurs de la ville soient couverts dans deux ans », explique Franck Proust.
Certaines stations existantes voient leur capacité de stationnement augmenter. Paloma passe de 5 à 10 arceaux, Sully de 5 à 8 arceaux, Observance de 5 à 8 arceaux, Arènes de 10 à 15 arceaux, Parnasse de 6 à 9 arceaux et IUT de 12 à 15 arceaux. De leur côté, les vélos connaissent aussi une évolution. L’espace de rangement de la chaine d’arrêt minute permet de rouler en toute tranquillité avec la chaine rangée. Le clavier tactile déverrouille le vélo en utilisant un code, reçu par SMS ou via l’application. Le QR code déverrouille le vélo en le scannant via l’application. Le Tag NFC déverrouille le vélo en approchant son badge transport en commun à moins d’un centimètre de l’interface. Enfin, les LED situées sur le côté du boîtier indiquent le niveau de charge de la batterie du vélo.
« La prochaine opération se portera sur les villages aux alentours de Nîmes »
La mise en œuvre de la phase 2 débute ce mardi et elle se poursuivra tout au long du mois de janvier. Au total, la ville de Nîmes va être dotée de 52 stations et 400 vélos. « La prochaine opération se portera sur les villages aux alentours de Nîmes », avance Jean-Marc Campello, le vice-président de Nîmes-Métropole délégué aux mobilités et infrastructures de transport. Les utilisateurs de Nemovélo ne seront pas dépaysés par les nouveaux deux-roues qui gardent la même couleur (bleu) mais ils sont plus légers : 30 kilos contre 34 aux premiers modèles. Enfin, l’abonnement coûte 30€ à l’année et 9€ au mois.