Les municipales à Nîmes sont si ouvertes depuis plusieurs mois que notre sondage exclusif réalisé avec OpinionWay, que nous vous dévoilerons dans une heure, pourrait bien faire l’effet d’une bombe. Près d’un an s’est écoulé depuis notre précédente enquête, menée avec le même institut en avril 2025. Elle donnait déjà un éclairage intéressant sur la perception des électeurs nîmois quant à l’avenir de leur ville. Mais à un mois du premier tour, nos nouvelles révélations créeront-elles réellement la surprise ? Pour une large part des habitants, sans doute. Pour ceux qui suivent attentivement la vie politique locale, le constat s’imposait déjà : la division ne profite jamais à celui qui s’y enferme. La gauche l’a appris à ses dépens lors de précédents scrutins. Partir en ordre dispersé favorise toujours le camp adverse. Cette fois, elle a tiré les leçons du passé : elle a digéré, travaillé et choisi l’union. Un pari qui pourrait s’avérer gagnant. À sa tête, un homme connu et reconnu dans la ville : Vincent Bouget. Solidement ancré localement — les départementales de 2021 l’ont confirmé — il travaille depuis longtemps à se construire une trajectoire municipale. 2026 pourrait être son rendez-vous avec l’histoire. Du côté du Rassemblement national, la dynamique apparaît plus incertaine. Une candidature tardive, des hésitations initiales, et même la proposition faite à un voisin de porter les couleurs du parti : difficile pour les Nîmois d’y voir clair. D’autant plus lorsque le discours se limite à de vieilles attaques contre les communistes qui ne semblent plus convaincre. À Nîmes, le PCF a dirigé la ville — longtemps sous Émile Jourdan, puis sous Alain Clary — sans laisser de traumatisme durable dans la mémoire collective. La stratégie du RN consistant à recruter parmi les ultimes vestiges de l’ère Fournier, prêts à toutes les alliances pour une place dans l’opposition, interroge. L’objectif semble peut-être moins la conquête immédiate de la ville que la préparation de l’avenir : installer progressivement une droite nationale en substitution des Républicains, comme ailleurs en France. Reste à savoir si l’identité nîmoise, forte et singulière, adhérera à cette recomposition. Enfin, comme le montrera également notre sondage, la recomposition politique locale ne parait pas davantage devoir passer par l’extrême gauche. Si La France insoumise fait beaucoup de bruit à l’Assemblée nationale, elle demeure pour l’instant peu audible dans les arènes nîmoises.
Publié il y a 1 h -
Mise à jour le 12.02.2026 - Abdel Samari - 2 min
ÉDITORIAL Municipales 2026 : la recomposition politique a démarré
Les municipales à Nîmes sont si ouvertes depuis plusieurs mois que notre sondage exclusif réalisé avec OpinionWay, que nous vous dévoilerons dans une heure, pourrait bien faire l’effet d’une bombe.
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Abdel Samari