Publié il y a 1 h - Mise à jour le 14.01.2026 - Abdel Samari - 2 min  - vu 233 fois

ÉDITORIAL Municipales à Nîmes : je t’aime… moi non plus

Mairie de Nîmes

Mairie de Nîmes

- Noémie Meger

« Au premier tour, on choisit. Au second tour, on élimine. »

Qui va se désister ? Et pourquoi ? Les municipales qui s'ouvrent sont l'occasion pour les différents candidats de préparer l'après. La victoire, mais aussi la défaite. Ou plutôt les conséquences de la défaite. Certains ne souhaitant pas porter une aussi lourde responsabilité. Pourtant, se présenter à une élection, c'est jouer sa carte, sa différenciation. Pourquoi alors vouloir déjà annoncer l'étape d'après ? Comme pour la présidentielle, à chaque fois qu'un scrutin au suffrage universel est proposé, la même formule politique ressort : « Au premier tour, on choisit. Au second tour, on élimine. » Une maxime depuis le début des années 2000. Particulièrement lors du match de second tour entre Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen en 2002. Sauf que ces dernières années, les électeurs en ont marre de voter par défaut. Ils veulent voter "pour" lors des deux tours. Et pas "contre" lors de la finale. À Nîmes, cependant, dans moins de huit semaines, cette logique devrait se représenter. Pour les Nîmois plus à droite, il sera question de faire barrage aux communistes. À gauche, ce sera plutôt l'idée de refuser l'extrême-droite. Enfin, pour la droite et le centre, les deux listes ne fusionneront pas. Donc, en toute évidence, l'une ou l'autre des listes devra appeler à voter pour la tête de liste arrivée devant. Un sacré reniement, tant on va entendre, durant les prochains jours, toutes les critiques sur le candidat d'en face. On les entend déjà : de l'ancien monde contre les macronistes, des traites contre les barons nîmois, etc. Entre l'union de la gauche de Vincent Bouget et la France insoumise, on sera à peu près dans la même qualité de remarques. Les traitres de gauche, associés au Parti socialiste, contre les nouveaux acteurs de la gauche radicale. Mais comment peuvent-ils tous se marier au soir du premier tour ? Ils ne le feront pas. Le divorce est largement consommé. Si le leader communiste a le malheur d'inviter les Insoumis à le rejoindre, il perdra à coup sûr une partie de la gauche modérée présente sur sa liste. Mais s'il refuse de tendre la main, et au risque que la liste LFI passe la barre des 10 %, il pourrait aussi dire adieu au fauteuil de la rue Dorée. On comprend donc parfaitement ce matin que, dans chaque camp, la victoire est loin d'être acquise. Pendant ce temps, le Rassemblement national poursuit inlassablement sa stratégie du silence… Il faut toujours se méfier de l'eau qui dort !

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