Objectif Gard : Pour quelle raison décidez-vous de vous présenter pour un second mandat ?
Maryse Giannaccini : Je suis attachée à ce village et je souhaite continuer ce que nous avons commencé parce qu’un mandat c’est court. Il y a les délais administratifs et puis la Covid nous a freiné. Nous avons des choses à finir.
Avez-vous hésité à vous représenter ?
Non, car ça a toujours été clair dans mon esprit, il faut terminer le travail que l’on a commencé.
« On n’abandonne pas »
Pourquoi avez-vous décidé d’annoncer votre candidature dans le bar du village ?
Parce qu’il faut faire vivre nos commerçants.
Justement, la proximité des nombreux commerces de La Calmette n’est-elle pas préjudiciable à ceux de votre commune ?
On arrive à les conserver et si je suis réélue, il n’y aura pas de supermarché à Fons-Outre-Gardon. L’épicier sait que l’on ne fera pas de grandes courses chez lui, mais il peut compter sur une clientèle régulière parce qu’il a des bons produits. Il y a aussi la boulangerie et le traiteur. Quand on a des repas familiaux, on fait travailler les commerces d’ici.
Est-il compliqué de conserver le service public à Fons-Outre-Gardon ?
On a réussi à faire venir le service de carte d’identité et, petit à petit, on développe le service public. On n’abandonne pas.
« Il faut faire respecter l’intérêt général »
Quel bilan faites-vous du premier mandat qui s’achève ?
Il y a la sécurisation de la voirie et la création d’un espace intergénérationnel. Il y avait la mairie d’un côté et la poste de l’autre et nous avons réuni les deux et mutualisé le travail des agents.
Parlez-vous des projets que vous souhaitez mettre en œuvre si vous êtes réélue ?
Continuer ce que l’on a commencé et s’occuper des infrastructures communales.
Quels sont les problèmes que rencontre votre commune ?
Les gens ne respectent plus le Code de la route ni les limitations de vitesse. On est confronté à ça. . Avant il y avait 700 habitants mais maintenant il y en a 1 800 et on ne peut pas circuler de la même façon. Nous souhaitons instaurer une zone limitée à 20 kilomètres à l'heure. Il y a aussi de l’incivilité sur la propreté quelques fois. Certaines personnes se font leur propre loi et ils ne comprennent pas que c’est la voie publique. Il faut faire respecter l’intérêt général.
« Je suis très inquiète de la situation du syndicat mixte Leins Gardonnenque »
La fonction de maire ressemble-t-elle à ce que vous imaginiez ?
Pas du tout. Mais je n’ai pas fait les choses à l’endroit. J’étais conseillère départementale et j’essayais de comprendre comment fonctionnait le département. Là j’ai fait le cheminement car il y a des structures et un tas de choses mais il faut les mettre au service des Fonsois.
Vous êtes aussi conseillère départementale, est-il facile de concilier les deux fonctions ?
Si on est organisé, on y arrive sans problème. Le lundi, c’est le département, le mardi c’est le canton et le reste du temps est consacré à la mairie. Contrairement à ce que les gens pensent, je n’ai pas de passe-droit. Mais je travaille avec beaucoup de gens, je rends des services et on me rend des services.
Quel regard portez-vous sur le syndicat mixte Leins Gardonnenque ?
Je suis très inquiète de la situation économique et l’élue n’est pas forcément écoutée. Ce syndicat rendait service, mais si on continue comme ça, on ne va pas y arriver et certains ont du mal à l’entendre.
Quelle est la devise de votre candidature ?
Oui, c’est « Pour nous, Fons c’est vous ! ».