À l’approche du premier tour, le 15 mars, le scrutin des Municipales se précise à Nîmes. Conduite par le Pascal Dupretz, la liste insoumise a inauguré, ce jeudi, son local de campagne place Saint-Charles. « Un lieu convivial, d’échange, à la lisière du centre-ville, dans un quartier populaire », défend la tête de liste. La permanence sera ouverte du lundi au vendredi, de 10h à 19h30 et le samedi jusqu’à 11h, « avant la manifestation de soutien à la Palestine. » Dans la ville où « Jean-Luc Mélenchon a fait 29 % à la Présidentielle et 16% pour Manon Aubry aux Européennes », les Insoumis prévoient d’organiser « chaque semaine des actions dans différents quartiers. »
Programme et équipe dévoilés mi-février
Cette inauguration marque une nouvelle étape dans la campagne de Pascal Dupretz. Actuellement, les militants LFI distribuent leur programme aux habitants. Sa présentation officielle ainsi que celle de la liste est prévue mi-février. Parmi les grandes priorités, Pascal Dupretz a mis en avant, mardi sur le plateau du club Objectif Gard, la participation citoyenne avec « le référendum d’initiative citoyenne et le référendum révocatoire des élus ».
Deux autres « piliers » sont affichés par la gauche radicale : « L’écologie et la solidarité » : « Les Nîmois sont étranglés par l’inflation, les charges, le prix de l’énergie… Là où la mairie est responsable, comme les écoles, les cantines, les transports, on peut alléger la charge. Parfois jusqu’à la gratuité. » Sur les cantines, la liste propose de généraliser les produits issus de l’agriculture biologique et la mise en place de repas sans viande. Sur les transports, la liste propose la gratuité pour les plus jeunes. Reste à connaître le coût et le financement de ces mesures.
Les thèmes et quelques unes des solutions sont partagées par le candidat de la gauche unie (hors LFI) Vincent Bouget. « Avoir des points communs avec Vincent Bouget, ce n’est pas aussi étonnant que ça… L’offre de la France insoumise est légitime, différente, c’est une offre de rupture. », répond Pascal Dupretz. L’Insoumis reste toutefois dubitatif sur son union de la gauche : « Faire l’union sans la principale force politique de gauche… C’est une sacrée gageure… » Quant à la question sur leur éventuel rassemblement entre les deux tours : « On a l’intention d’être en tête de la gauche. (…) Moi, je n’élude aucun scénario. On prendra nos responsabilités et on ne fera jamais gagner l’extrême droite. »