Politique
Publié il y a 3 ans - Mise à jour le 24.12.2019 - coralie-mollaret - 2 min  - vu 1282 fois

MUNICIPALES Nîmes, les « rebelles » Daniel Richard et Jean-Paul Boré

AU centre, Daniel Richard entouré par le leader de TPNA (Tous pour Nîmes et son Agglo) Jean-Paul Boré à gauche et l'Écologiste Sibylle Jannekeyn à droite (Photo : Coralie Mollaret)

Poussé par les Écologistes, Daniel Richard a décroché le soutien de l’ex-candidat aux municipales 2014, Jean-Paul Boré. 

En politique, peut-on croire en la repentance ? C’est la question que pose cette nouvelle alliance, en vue des municipales nîmoises 2020. Daniel Richard, ex-PDG de grosses sociétés (Brossard, 3 Suisses, Sephora…), converti à la cause écolo, s’est lancé depuis plusieurs mois dans la bataille électorale. La main sur le cœur, la tête de liste jure désormais : « Notre société qui s’appuie sur le capitalisme mondialisé est en train de faire disparaître le vivant ! » 

Ce lundi matin, Daniel Richard a présenté son nouvel allié : Jean-Paul Boré, lui-aussi converti à l’écologie. Le leader de TPNA (Tous pour Nîmes et son Agglomération) a réalisé aux Municipales 2014 le score honorable de 9,22 %. Hélas, cela n’a pas suffi pour accéder au second tour. Depuis le Nîmois a retenté sa chance, en se présentant aux Départementales 2015 puis aux Législatives 2017. Sans succès…

Dans son aventure politique, Jean-Paul Boré s’est même, un temps, rapproché d’En marche avant de se raviser :  « en 2016, plein de gens m’ont dit : ce type Macron, dit la même chose que TPNA », tente-t-il de justifier, soucieux de prouver sa bonne foi : « à la primaire de Gauche pour les présidentielles, j’ai voté Yannick Jadot ! »

Présent lors de la conférence de presse, l'élu d'opposition de la Ville de Nîmes, Alain Fabre-Pujol (Photo : Coralie Mollaret)

Les Communistes « ne sont pas écolo »

Désormais unis, les deux hommes veulent renverser le « Vieux monde », incarné selon eux, par les candidatures de Jean-Paul Fournier, le maire Les Républicains de Nîmes et de son rival, le président Centriste de Nîmes métropole - soutenu par En marche - Yvan Lachaud. Pour ce faire, Daniel Richard et Jean-Paul Boré espèrent capitaliser sur le 13,11% recueillis aux Européennes de mai. 

« Ceux qui ont le vent en poupe aujourd’hui, c’est l’écologie ainsi que la sécurité des biens et personnes », enfonce Jean-Paul Boré. À Nîmes, « il faut se mettre en rébellion par rapport à l’ancien monde ! Il nous faut un programme de rebelle ! », s'emporte Daniel Richard. Sa révolution passe par : « l’utilisation de l’énergie solaire dont Nîmes doit devenir la capitale. À savoir que la révolution écologique créera des emplois pérennes. » De bonnes intentions qui restent à approfondir.

Le programme et la liste seront présentés en janvier. Le temps, de convaincre d’autres partenaires comme les « Socialistes ou France insoumise. » Exit donc les Communistes ? « Ils ne sont pas écolos ! J’ai 30 ans d’expérience de l’écologie en France. Je ne les ai jamais vus à une manifestation anti-nucléaire », balance Daniel Richard, nuancé immédiatement par Jean-Paul Boré, ex-secrétaire départemental du PCF : « Il y a des Communistes qui le sont, il faut rester ouvert... » Et permettre aussi aux autres, de se repentir ?

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com 

Et aussi :

Selon nos informations, Jean-Paul Boré devrait occuper la troisième ou cinquième place de la liste « Nîmes, une ville nommée désir », portée par Daniel Richard. Une place qui pourrait être ajustée en fonction des accords éventuels avec les Socialistes et autres partenaires. 

L’élu d’opposition Alain Fabre Pujol soutient la liste « Nîmes, une ville nommée désir », portée par Daniel Richard. Il est désormais membre de la Gauche Républicaine et Socialiste. 

Coralie Mollaret

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