« C’est un parti en pleine reconstruction », reconnaît Bruno Ferrier. À 59 ans, le Nîmois, conseiller municipal d'opposition de la ville de Nîmes, vient d’être élu vice-président de son parti, dont la présidence est assurée par la conseillère régionale Monique Novaretti. « Elle est plutôt tournée vers la vallée du Rhône, tandis que moi je suis davantage sur Nîmes », commente le nouveau vice-président. Dans la capitale gardoise, le PRG a longtemps été incarné par Jocelyne Pezet Romieux : « Jocelyne, c’était une sorte de deuxième maman pour moi », confiait, en octobre à notre journal, Bruno Ferrier.
Numéro 5 sur la liste de Vincent Bouget, ce fonctionnaire de l’administration pénitentiaire a été élu de la majorité d’Alain Clary (1995-2001) dans la délégation sport. Aujourd’hui, avec le fonctionnaire d’État Gilles Guillaud (31e) et Marion Ramos (44 ans), l’aile centriste de l’équipe Nîmes en commun. Au niveau national, le PRG est aussi connu pour soutenir l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve.
Si le poids politique du PRG est modeste dans le département, Bruno Ferrier témoigne néanmoins d'une dynamique positive : « On est en train de croître. Il y a une vraie dynamique avec Stéphanie Firetto, auto-entrepreneure dans la communication, et Nicolas Monbel, par ailleurs directeur des services à Aigues-Vives.» Enfin, Bruno Ferrier assure qu’une vingtaine de candidats, membres de sa formation, feront campagne pour les municipales. Des acteurs « discrets » ne souhaitant pas faire « de la publicité, en campagne, pour un parti politique. »