Publié il y a 1 h - Mise à jour le 04.02.2026 - Coralie Mollaret - 2 min  - vu 118 fois

ÉDITORIAL À Nîmes, la gauche peut-elle encore se permettre d’ignorer les Insoumis ?

Vincent Bouget et Sylvette Fayet

Vincent Bouget et Sylvette Fayet

- Coralie Mollaret

De la même manière que Franck Proust, candidat LR, a intérêt à s’interroger sur les causes de son divorce politique avec Julien Plantier, la gauche gagnerait, elle aussi, à réfléchir aux raisons de l’émergence et de la pérennisation de cette gauche en colère.

À quarante jours des municipales, la question de l’alliance à gauche — en particulier avec La France insoumise — est de nouveau posée. En Occitanie, le sujet trouve un écho particulier, tant la présidente de Région, la socialiste Carole Delga, est hostile aux Insoumis. Pourtant, lors des dernières législatives, des terrains d’entente ont été trouvés entre socialistes et Insoumis. Et cela a plutôt bien fonctionné : toutes sensibilités confondues, la gauche est aujourd’hui la première force politique à l’Assemblée nationale. À Nîmes, les 15 et 22 mars, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon pourraient s’avérer précieux pour Vincent Bouget. Le candidat de l’union de la gauche qui, ces six dernières années, a conjugué travail d’opposant et ancrage local. Le Nîmois en a d’ailleurs déjà embarqué quelques-uns, comme François Séguy ou Jo Menut, excommuniés pour leur ralliement. Malgré ses outrances, ses positions jugées parfois communautaristes, quel message nous fait passer les électeurs Insoumis ? De la même manière que Franck Proust, candidat LR, a intérêt à s’interroger sur les causes de son divorce politique avec Julien Plantier, la gauche gagnerait, elle aussi, à réfléchir aux raisons de l’émergence de cette mouvance. Une mouvance née en réaction du quinquennat Hollande, en quête de justice économique et sociale, mais aussi : d'une meilleure représentation de la diversité française dans ses instances dirigeantes. Dans le Gard comme ailleurs, certains se souviennent de l’époque où le PS était qualifié de « machine à investitures », avec des critères souvent très subjectifs dans le choix des candidats. Qu’on le veuille ou non, c’est cela qu’incarne la gauche mélenchoniste. Alors, il serait sans doute plus judicieux d'écouter les revendications des électeurs plutôt que de réduire leur colère aux outrances d'un dirigeant. Des outrances dont il n'a d'ailleurs pas le monopole. 

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