Parmi eux, on peut citer le binôme des conseillers départementaux du canton de Pont, le socialiste Christophe Serre et Carole Bergeri, mais aussi le maire de Saint-Julien-de-Peyrolas Claude Salau, ou encore l’ancien maire Roger Castillon, tous présents malgré la pluie. Et ce n’est pas la tête de liste qui a pris la parole en premier, mais Benjamin Téoule, qui voit dans cette liste « une occasion formidable de proposer une alternance », avec « un candidat crédible, sérieux. »
Puis la parole a été donnée à Carine Fournier, ancienne colistière de Gilbert Baumet en 2014 puis de Gérôme Bouvier en 2024, qui dit avoir connu Benjamin Desbrun du temps où elle siégeait dans l’opposition : « un homme souriant, pas dogmatique, ouvert à la discussion », avec qui elle dit partager « la même vision pour la ville. »
Laure Régamey, historique de l'équipe de Roger Castillon, avec qui elle a été élue en 2008 dans l’opposition à Gilbert Baumet, puis dans la majorité en 2011 et 2014 avant de poursuivre en 2020 avec Claire Lapeyronie, a ensuite pris le micro pour pourfendre « le maire actuel, que personne n'a choisi, qui ne fait pas le job, manque de vision, arrête les projets et jette de la poudre aux yeux sur la santé. » Christophe Antunes, élu dans l’opposition en 2024 avec Claire Lapeyronie, affirmera ensuite que « Benjamin Desbrun représente ce dont cette ville a besoin : ambition, expérience, écoute, et une forme avérée de collégialité », avec une équipe à même de faire fructifier « les nombreux atouts pas exploités » de Pont-Saint-Esprit, dira Marion Metais, colistière sans expérience politique.
Puis Benjamin Desbrun annoncera le lancement officiel de la campagne pour sa liste, en tirant un bilan sévère de l'équipe en place : « Notre ville est sous cloche, isolée de ses partenaires, dans le conflit permanent. » Pour lui, « la situation n'est plus tenable, Pont-Saint-Esprit mérite mieux que ce populisme low-cost. »
Et le candidat défend l’œcuménisme de sa liste : « L’histoire politique de Pont-Saint-Esprit est complexe et douloureuse, elle repose depuis vingt ans sur des oppositions stériles. Il est grand temps d'en finir avec les querelles, le temps de la réconciliation est venu pour mieux servir les gens. » Benjamin Desbrun cite l’exemple de Carine Fournier et Christophe Antunes, « qui se sont présentés l'un contre l’autre en 2024, et aujourd’hui ensemble dans l’intérêt de Pont-Saint-Esprit. » Au sein « d’une liste citoyenne de gens engagés, connus et reconnus », rajoute-t-il.
Benjamin Desbrun met en avant son expérience d’ancien conseiller municipal puis adjoint aux finances sous Claire Lapeyronie, jusqu'à sa démission début 2024 : « Être aux manettes d’une ville de près de 11 000 habitants ne s’improvise pas, on a vu ce que ça donnait, et la solution ne peut pas venir d’une liste pilotée depuis Paris », comprendre du Rassemblement national.
Quant au programme, Benjamin Desbrun est revenu sur les mesures qu’il propose pour la sécurité, la propreté et le commerce local. Le programme sera présenté « prochainement », et « la tâche est immense, mais notre équipe est déterminée à redonner son éclat à Pont-Saint-Esprit, lance-t-il. Il faudra du temps, mais il n’y a pas de fatalité, seulement du volontarisme. »