Et il l’a fait entouré de deux de ses colistiers, la comptable en foyer de vie Anne-Juliette Munzing, 46 ans, et l’ancien agent général d’assurances, aujourd’hui gestionnaire de biens immobiliers, Bruno Taverdet, 58 ans, tous deux sans expérience politique préalable.
Pour parler sécurité d’abord, « ce qui protège les plus vulnérables, ce qui garantit le vivre-ensemble. Sans sécurité, il n’y a ni liberté, ni sérénité, ni confiance dans l’avenir », pose le candidat, qui affirme que « à Pont-Saint-Esprit, le sentiment d’insécurité grandit. Il est alimenté par des nuisances nocturnes, des regroupements, et par la multiplication de commerces dont l’activité interroge. »
Ces commerces sont dans le viseur de Benjamin Desbrun : « Soyons clairs : nous ne sommes pas une ville étudiante. Alors, pourquoi ces épiceries ouvertes la nuit ? Pourquoi ces barbershops qui se multiplient et restent ouverts même le dimanche ? Ces commerces sont-ils vraiment ce qu’ils prétendent être ? Ces lieux génèrent des rassemblements, des nuisances. » Pour lui, « nous devons agir, un maire doit protéger et prévenir. Il a des leviers, et nous les utiliserons. »
À commencer par « revoir l’offre commerciale en centre-ville pour redonner vie à nos commerces traditionnels : nous mettrons en place un périmètre de sauvegarde du commerce et de l'artisanat de proximité permettant si nécessaire l’exercice d’un droit de préemption. » Le candidat veut aussi « renforcer la réglementation locale et demander plus de pouvoir pour autoriser ou refuser l’ouverture de certains commerces », et promet de « mobiliser la police municipale pour constater et sanctionner les abus. »
« Pont-Saint-Esprit doit retrouver un cadre de vie sûr, paisible et digne de ses habitants », reprend-t-il, notamment en « réunissant régulièrement le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance », en « travaillant sur la participation citoyenne », en « renforçant la prévention » et en « revoyant l’organisation de la police municipale, il y a un bilan à faire de nouveaux horaires mis en place pour renforcer la présence sur le terrain aux horaires et aux endroits ou leur présence est nécessaire. » Le candidat avance aussi un audit du système de vidéoprotection, et la « mise à disposition de nouveaux locaux plus adaptés et plus visibles si possible en cœur de ville » pour la police municipale.
Sur la répression, Benjamin Desbrun promeut « une utilisation du cadre légal complet et une adaptation de la réglementation au niveau local par arrêtés municipaux si nécessaire », sur les regroupements nocturnes de personnes, la consommation d’alcool sur la voie publique, les horaires d’ouverture et la vente d’alcool des épiceries de nuit et la vente de produits illicites dans ces mêmes épiceries. « Nous serons intransigeants », lance le candidat.
Sur la propreté et les incivilités, « notre ville est sale, à cause des nombreuses incivilités, du problème récurrent des pigeons, en centre-ville à cause des dépôts sauvages d’ordures ménagères et de sacs de tri, et dans les quartiers il y a une pollution visuelle avec les sacs de tri », pose Benjamin Desbrun. Pour lui, « il faut créer au niveau local une instance de coordination, revoir l’articulation police municipale/brigade environnement et impliquer les citoyens via les comités de quartiers. » Le candidat plaide aussi pour de la communication et de la sensibilisation.
Pour la liste, la clé est aussi « l’implantation d’aires de compostage collectif supplémentaires, améliorer le maillage des poubelles de ville, mettre en place un plan de nettoyage des rues et de lutte contre les pigeons, et revoir avec l’Agglomération le fonctionnement de la redevance incitative en centre-ville », détaille Bruno Taverdet. Benjamin Desbrun précise toutefois que pour lui, l’idée n’est « pas de revenir sur la redevance incitative, qui fonctionne, mais modifier le système pour l’adapter au centre-ville. »
Quant à la répression, la liste promeut « la mise en place de caméras mobiles avec intelligence artificielle pour lutter contre les dépôts sauvages et le renforcement de la répression à l’aide d’une meilleure coordination entre la police municipale et la brigade environnement », rajoute Anne-Juliette Munzing.