Alexandre Pissas n'est pas lassé de la politique locale. Preuve de l'engouement suscité autour de ses vœux, plusieurs maires, adjoints et futurs candidats de communes du Gard Rhodanien, s'étaient rassemblés dans la salle des fêtes. Parmi eux : Patrick Palisse, maire du Pin, Claude Salau, maire de Saint-Julien-de-Peyrolas, Stéphane Maurin, maire de Connaux, Georges Daniel, premier adjoint de Saint-Victor-la-Coste ou encore Philippe Broche, candidat à la mairie de Bagnols/Cèze, ont assisté à sa prise de parole. La gendarmerie et les sapeurs-pompiers étaient aussi représentés. Le commandant Julien Delobel, chef de la compagnie de gendarmerie de Bagnols/Cèze, accompagné de plusieurs gendarmes, et le colonel Florent Léger ont assisté à cette cérémonie symbolique particulière, à deux mois du premier tour des municipales.
Six années de « plaisir »
Des vœux encadrés, élections municipales 2026 obligent. L'élu municipal Tresquois a avoué avoir préparé « un propos court et non exhaustif, tant sur le bilan que sur les projets de 2026 ». Sur un ton solennel, Alexandre Pissas a confié : « Je tiens au nom de tout le conseil municipal et de tout le personnel communal de Tresques, à vous dire tout le plaisir que nous avons eu à exercer cette fonction pendant six ans, au service des Tresquoises et des Tresquois. » Un mandat qui s’est déroulé dans une « ambiance agréable » et « fraternelle », rapporte le maire, en complimentant le personnel communal, dit « dévoué ».
Une plaque en hommage à la pharmacienne tuée
L'élu, qui représente quelque 1 843 habitants, a quand même évoqué « les travaux d’investissements » réalisés. Toujours touché, le maire de 75 ans a tenu à confirmer que la rue des Esquirades sera renommée Estelle-Méjean-Paoli, la pharmacienne tresquoise assassinée, « au nom de notre très chère amie regrettée ». La cérémonie de dévoilement des plaques se déroulera le samedi 24 janvier à 11h30, en présence du préfet du Gard.
L’élu municipal a poursuivi son discours de célébrations en abordant l’école, qui « a le plus mobilisé leur attention » depuis 2020. Du matériel adapté a été installé, à savoir un vidéoprojecteur, des ordinateurs, ou encore des climatisations chaud-froid, notamment à la garderie.
Alexandre Pissas mise sur la vidéoprotection
En tant que président du SDIS 30 (Service départemental d'incendie et de secours, NDLR), celui-ci est attaché à ce que « le partenariat étroit » avec les sapeurs-pompiers se poursuive en 2026. Alexandre Pissas a fait la promotion de la vidéoprotection, en se félicitant de « sa mise en place progressive ». Un outil qui « n’empêchera pas tous les délits, mais permettra d’identifier puis de sanctionner ». Avant de faire un rappel à l’ordre, sur le rôle primordial, selon lui, des hommes en bleu et des soldats du feu au quotidien : « Les gendarmes et les pompiers sont les anges gardiens de notre sécurité civile. »
Tresques moins endettée en 2025
Alexandre Pissas s’est réjoui que la commune puisse « afficher un autofinancement » et un « désendettement ». Avec une dette divisée pratiquement par deux, passant de « 858 000 euros en 2020 à « 440 000 euros en 2025 ». Il l’affirme : « Tresques peut emprunter à nouveau si nécessaire dans les années à venir ».
En souhaitant ses vœux de « santé » et de « bonheur » en 2026, le maire de Tresques compte bien mener sa barque jusqu’en 2032 ou 2033 (si le mandat est prolongé d'un an, NDLR). Car il l’a confié à notre micro : il sera candidat à sa succession pour un cinquième mandat : « Je repars car on s’est réunis tous ensemble et tous ont dit qu’ils aimeraient bien repartir. Je suis prêt. Mais vous savez, personne n’est irremplaçable. »
Infatigable, Alexandre Pissas compte garder le brassard de capitaine d’une petite ville gardoise qu’il dirige depuis maintenant 25 ans.