C’est le premier à présenter ses vœux dans le Gard Rhodanien. Lundi 5 janvier, Philippe Broche, chef d’entreprise, a été accueilli en rock star, au restaurant le Dab’s de Bagnols-sur-Cèze. Lors de son discours, le Bagnolais de naissance a tenu à rappeler tout d’abord son parcours, avec un brin de nostalgie : « Vous m’avez connu comme Philippe, entraîneur de football, au stade de l’Ancyse, avec les poussins de Bagnols Jeunesse. Vous m’avez connu comme président du Judo Taïso Club Bagnolais. C’est en tant que candidat à la mairie de Bagnols-sur-Cèze que je me présente devant vous. Candidat, j’insiste, pour la première fois dans ma ville, qui m’a vu naître, pas très loin de la tour G2 des Escanaux. On disait à l’époque que c’était la ville la plus jeune de France. Il faisait bon y vivre », s’est-il remémoré. Avant de rentrer dans le vif du sujet : sa volonté de « relancer » Bagnols-sur-Cèze et de « changer » son image de ville en perdition. Avec plusieurs points clés détaillés.
« L’accès aux soins » et « restaurer l’autorité »
« J’ai identifié cinq domaines où il faudra être présent : la santé. Aujourd’hui, 8 000 patients sont sans médecin de référence. C’est inadmissible pour une ville de 18 000 habitants. Ce n’est pas partout pareil. Les villes qui se donnent les moyens de relancer leurs structures de médecine ont la réussite. L’accès aux soins doit être garanti à toutes les Bagnolaises et Bagnolais, sans aucun délai », a-t-il martelé. Avant d’aborder un second point primordial selon lui : la sécurité. « Le trafic de drogue s’est implanté, chose qu’il n’aurait jamais dû faire. Il faudra restaurer l’autorité, coordonner et sanctionner », a ordonné le chef d’entreprise, chaleureusement applaudi. « Pour relancer une dynamique dans le centre-ville, il faudra récréer des conditions dynamiques commerciales. Oui il y a des besoins de recrutement, grâce à la relance du nucléaire en France. Il faut être capable d’attirer de nouveaux arrivants, dans un cadre de vie qui leur convient », considère-t-il. Avant d’aborder d’autres points centraux, inscrits dans son programme de campagne.
Une main tendue vers la jeunesse
Troisième point : les associations, qui tiennent à cœur à l'homme de 61 ans : « J’ai conscience que nous avons un milieu associatif à qui il faut redonner des moyens techniques et humains. Cette ville possède 280 associations. Nous devons favoriser les passations entre les anciens et les jeunes qui arrivent, pour que la cohésion se fasse. » Enfin, Philippe Broche, candidat sans étiquette aux prochaines élections municipales, s’est adressé aux jeunes : « Comment prétendre redynamiser notre ville si l’on ne conserve pas notre jeunesse ? Nous devons être capables de leur proposer des lieux de loisirs, pour rester sur Bagnols/Cèze, communiquer sur Bagnols/Cèze, apprendre à s’entendre et à s’apprécier sur Bagnols/Cèze. » Un constat amer a été fait par la suite, par la tête de liste de « Ensemble Changeons Bagnols. ».
« La ville s’est endormie »
Celui qui se voit comme futur maire à Bagnols-sur-Cèze n'a pas mâché ses mots : « Aujourd’hui, je constate que l’état de notre ville connaît des transformations importantes et des erreurs manifestes, qui transpirent dans toute la ville : un centre-ville qui se vide. Des festivals qui faisaient la renommée de la ville : le festival BD, reggae, le salon gourmand, qui est repris aujourd’hui par Alès, avec le salon Miam, et la ville de Nîmes. Nous possédons une des meilleures collections de peintures de France, avec Renoir, Matisse et André, avec son musée. Cette ville avait des qualités et des atouts, que nous avons, au fil du temps, perdus, car la ville s’est endormie », a fustigé Philippe Broche.
Une liste sans étiquette qui penche à gauche ?
Pour mener à bien son projet, en tentant de convaincre les Bagnolais qu’il est l’homme de la situation les 15 et 22 mars prochain, une liste de 35 noms (32 colistiers et lui-même à l’heure actuelle, NDLR), a été composée. On y retrouve certains visages connus du grand public, comme Claire Durand, directrice opérationnelle Campus des métiers et des qualifications d'excellence, du lycée Albert-Einstein, Elian Cellier, le secrétaire général du Parti Communiste Français (PCF) du Gard Rhodanien. Philipe Alby et Pascal Le Boulch, tous deux sympathisants de la CGT, ont assisté au discours.
Après son discours, Philippe Broche a confié les raisons de son choix de se lancer en politique locale : « J’étais dans le monde économique. Aujourd’hui, la meilleure façon d’être utile, c’est d’apporter mes convictions, mes idées, mes projets, pour relancer Bagnols/Cèze. »
Sa permanence s’ouvrira début février rue de la République. Une nouvelle étape dans sa mission finale : gagner la mairie avec son équipe et « redonner aux habitants la fierté d'être Bagnolais ».