Publié il y a 1 h - Mise à jour le 27.05.2026 - Propos recueillis par Norman Jardin - 3 min  - vu 362 fois

L’INTERVIEW Christophe Vallarnaud (NO) : « Fédérer les clubs de la région autour de Nîmes Olympique »

Christophe Vallarnaud, le nouveau directeur général adjoint du NO.

- Photo : Norman Jardin.

Christophe Vallarnaud, 42 ans, vient de prendre ses fonctions en tant que nouveau directeur général adjoint de Nîmes Olympique. Il évoque ses missions au NO, son passé dans le football et son attachement au Sénégal, son pays d’adoption.

Objectif Gard : Quelles seront vos missions en tant que directeur général adjoint de Nîmes Olympique ?

Christophe Vallarnaud : Je vais travailler avec Laurent Toureau. Mon rôle consistera à l’accompagner sur le projet ADN du club, c’est-à-dire l’attractivité. Je vais devoir fédérer les clubs de la région autour du NO. On parle de l’ancrage local. Le but est aussi de soulager Laurent, qui fait un grand travail. On n’a pas encore le format définitif, mais nous allons rencontrer les élus des communes voisines et j’aurai une grosse mission par rapport à cela.

« Récupérer les meilleurs jeunes de la région »

Avec aussi l’objectif d'attirer les jeunes joueurs dans la région au NO ?

L’idée, c’est de laisser les gamins s’épanouir dans leur club, autrement dit dans leur environnement. Cela étant, on veut essayer de récupérer les meilleurs jeunes de la région pour être le plus compétitif possible.

La présence de Nîmes Olympique sur les réseaux sociaux va-t-elle évoluer ?

Avec les personnes qui sont déjà en place, je pense que prochainement il y aura un community manager (responsable des réseaux sociaux, NDLR) au sein du club. Cela permettra de communiquer de façon plus importante.

Que connaissez-vous du football ?

Je l’ai pratiqué d’abord dans des petits clubs de la Drôme comme Tournon-sur-Rhône et Romans-sur-Isère et à l'ASOA Valence. Puis j’ai intégré le centre de formation de l’Olympique d’Alès en Cévennes en moins de 15 ans au poste de milieu de terrain. J’en suis parti l’année où Franck Ribéry est arrivé. J’ai ensuite joué à Valence en U17 et à Fréjus avec la réserve en DH. Enfin, j’ai également évolué à Aix-les-Bains et Saint-Jean-de-Maurienne.

« Mon cœur est sénégalais »

Quelle est votre expérience en tant que dirigeant ?

J’ai été dirigeant et entraîneur dans le club sénégalais du FC Guédiawaye, qui est monté de L2 en L1. Puis, la saison dernière, j’étais au Bourges FC, qui a fini meilleur deuxième de National 2.

Vous êtes né dans la Drôme mais cultivez un lien particulier avec le Sénégal. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Je suis originaire de la Drôme, mais je suis binational franco-sénégalais. Awa, ma femme et mes enfants sont sénégalais. J’ai deux petites filles : Aïssatou (5 ans) et Aby (3 ans). J’ai aussi vécu une dizaine d’années au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Je connais très bien l’Afrique de l’Ouest. Le Sénégal est mon pays d’adoption. J’y ai vécu de très belles aventures humaines et des moments fantastiques.

Christophe Vallarnaud au stade des Antonins. • Photo : Norman Jardin.

Le 16 juin, il y a un France – Sénégal en Coupe du monde, ça va être une greffe cœur pour vous ?

Je ne devrais pas le dire, mais mon cœur est sénégalais. Après que le meilleur gagne et j’espère que les deux équipes se qualifieront.

« 8 000 personnes pour un match de N2, c’est extraordinaire »

Découvrez-vous le sud de la France ?

Non, car j’ai travaillé pour Pro-BTP sur un territoire qui s’étendait de Marseille aux Pyrénées-Orientales et au Vaucluse. Puis en 2023, j’ai créé mon cabinet de courtage en assurance qui est basé à Lattes, près de Montpellier. Cette situation géographique m'a amené à être dirigeant à Montpellier Atlas Paillade, qui vient d’accéder au National 3. J'y ai passé des bons moments et c’est ensuite que je suis parti à Bourges pour aider le club à se structurer.

Étant dirigeant à Bourges, comment en êtes-vous arrivé à vous engager avec le NO ?

La saison dernière, je suis venu plusieurs fois au stade des Antonins, et j’ai rencontré Thierry (Thierry Cenatiempo, le président de Nîmes Olympique Ensemble, NDLR). Nous avons échangé et le contact est bien passé. Il faut dire que nous évoluions tous les deux dans le monde de la formation, puisque nous donnons des cours à la Win Sport School (l’école de management du sport de Montpellier, NDLR).

Que représente pour vous Nîmes Olympique ?

Je connais ce club pour l’avoir affronté sur le terrain. Ici il y a une vraie ferveur et c’est un club historique. Je me souviens de la finale de la Coupe de France 1996 contre Auxerre. Quand tu vois 8 000 personnes pour un match de N2, c’est extraordinaire.

Dans quel état d’esprit attaquer cette nouvelle aventure professionnelle ?

Je suis très positif et mon objectif est de m’inscrire dans la durée et dans l’ADN du club, c’est-à-dire l’attractivité, la durabilité et la normalité. Je suis très bien dans la région et je veux m’investir à 100 %.

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