Comme toujours, la prochaine feria du Riz, à Arles, sera lancée, dans les arènes, par la course camarguaise. Celle du vendredi 11 septembre sera une course aux As, un concours de manades réunissant Constantin de Cuillé, Poker de Fabre-Mailhan, Amiral de Lautier, Baron de Fournier et fils, Doker de Méjanes, Amiral de Chavet et Bajan de Laurent. Les hommes en blanc qui sauront les défiés seront F. Martin, V. Marignan, L. Leal, L. Orcel ou encore Q. Ayme !
Mais pour l’aficion, ce qui va compter, aura lieu le lendemain. L’amphithéâtre sera décoré pour accueillir une corrida spéciale, une de celles qui font le trésor de l’art taurin, la corrida goyesque !
Pour la goyesque 2026, l'artiste arlésien Arsène Welkin signera le décorum des arènes et l'affiche de la Feria du Riz. Une création solaire et inspirée, imaginée pour sublimer l'un des temps forts de la saison taurine. Mais, rappelons ce qu’est une corrida goyesque.
Les toreros sont habillés comme à l’époque de Goya, le ruedo, la piste et une partie de l’amphithéâtre sont ornés et décorés par un artiste qui change chaque année mais qui a toujours la lourde tâche d’habiller les lieux pour que les courses les habitent à tout jamais.
Rendez-vous emblématique de la temporada arlésienne, la goyesque d’Arles réunit cette année une affiche d’exception. Les toros de Jandilla, ganaderia de référence, seront affrontés par trois toreros aux personnalités affirmées et complémentaires.
Juan Ortega, maître du toreo classique et du temple, incarne l’essence même de la pureté. Roca Rey, figure incontournable du toreo actuel, apporte son intensité, sa capacité à électriser les arènes et son sens du triomphe. À leurs côtés, Marco Pérez, triomphateur de la dernière goyesque d’Arles, poursuit son ascension dans un cadre prestigieux, symbole de transmission et d’avenir.
Corrida unique au monde, la goyesque d’Arles se distingue également par la décoration exceptionnelle des arènes, confiée à un artiste de renom, et par une programmation musicale spécialement créée pour cet événement.
Une goyesque fidèle à son esprit : élégance, émotion et grande tauromachie, dans l’écrin unique des arènes d’Arles.
Le dimanche en matinée, novillada sans picadors avec des becerros des frères Jalabert pour Lisares (Arles), David Cob (Palencia), Martin Velazquez (Moita) et Esteban Navarro (Béziers) vainqueur du bolsin Francis Espejo. Une course qui sera attrayante, c’est certain. Une course qui pourra bien rester dans les mémoires aficionadas pour bien longtemps si l’un des « petits » se montre tout à coup plus grand que prévu ! Et c’est bien possible… La novillada sans picador est la clé de la tauromachie. C’est ici que naissent les passions et que vit l’avenir de la corrida.
Dans la foulée, le dimanche 13 septembre à 17h, corrida de Pagès-Mailhan pour des toreros qui ont donné et qui doivent à nouveau marquer les esprits pour rester dans la lumière.
Cette corrida dominicale illustre pleinement l’ouverture internationale de la feria. Après les toros de Yonnet, du Curé de Valverde et de Robert Margé, ce sont les toros français de Pagès-Mailhan qui passeront donc l’épreuve de l’amphithéâtre arlésien et feront face à trois matadors venus de cultures taurines différentes. À Arles, la ganaderia camarguaise confirme sa place au plus haut niveau, portée par des toros exigeants et encastés.
Le Français Juan Leal, torero de courage et d’authenticité, partagera l’affiche avec l’Espagnol Jose Garrido, torero solide et technique, et le Mexicain Diego San Roman, représentant d’une nouvelle génération ambitieuse. Un cartel équilibré et engagé, où la diversité des styles et des origines s’inscrit dans une même quête de vérité et d’émotion, notamment avec un puissant et spectaculaire tercio de banderilles.
Bureau de location : Arènes d'Arles - Rond-Point des Arènes - B.P. 40042 – 13 633 Arles Cedex. Renseignements : 0 891 700 370 (0,225 € TTC/mn)