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LE MARCHÉ DE LA SALADE TOURNE AU VINAIGRE : LES PRODUCTEURS REMPORTENT UNE PETITE BATAILLE

Un prix d'achat aux producteurs entre 0,13 et 0,20 cts d'euros. Au mois de décembre, le marché de la salade s'est écroulé. Conséquence d'un contexte climatique qui favorise le développement des volumes. À tel point que les producteurs n'arrivent pas à "liquider leur stock". Même si les températures régulièrement au dessus des normales saisonnières ne sont pas les seules fautives. "Si le commerce n'a pas suffisamment pioché dans les volumes des producteurs, c'est aussi parce que les exportations continuent. On se sert des salades en Espagne et en Italie mais pas assez en France" lance Jean-Louis Portal, président délégué de la FDSEA Gard. L'histoire se répète, une main d’œuvre moins chère, "un écart minimum de 6€ de l'heure", donc un coût d'achat à la pièce moins cher, "quand nous sommes à 30cts, eux sont à 16 et quand nous sommes à 20 cts, eux sont à 12."

Comment résister face à une telle concurrence ? Impossible. À moins que... Après de nombreuses manifestations de colère, quelques producteurs dans les Bouches-du-Rhônes, ont été reçu hier à Plan d'Orgon, par les négociants afin de revoir les prix d'achat à la hausse. Une réunion, un combat musclé qui s'est achevé sur un résultat favorable aux producteurs. Le prix d'achat est donc remonté à 0,30 cts d'euro, grâce à un accord passé avec la grande distribution -- "qui vend la salade à plus de 1€" -- qui s'est engagée à revoir ses marge à la baisse. "Même si dans le Gard, la production de la salade n'est pas la plus répandue, à peine une trentaine de producteurs qui ont entre 5 et 6 hectares de terrain, nous sommes attentifs à l'évolution du cours du marché de la salade qui vient de remonté, précise Jean-Louis Portal. Mais honnêtement, ces 30 cts permettent de couvrir les frais de culture. Par contre, pour rembourser les pertes de toute l'année et se refaire une santé, il faudrait vendre la salade à 0,70 cts pièce."

La TVA sociale, une solution ?

"Si on aide pas rapidement les producteurs, que va-t-on manger ? Il est grand temps que l'on se pose la question" s'emporte le président délégué de la FDSEA Gard. Celui-là même, "sans aucun parti pris politique" voit en la TVA sociale, un moyen de redonner aux producteurs agricoles de la compétitivité et du dynamisme. "Cette TVA sociale pourrait nous permettre de récupérer en partie les charges salariales afin de pouvoir créer un soutien financier aux plus bas salaires d'une entreprise agricole comme tout autre entreprise. Même si ce n'est que 35 ou 40€ par mois, pour un smicard, c'est important. Ça pourrait aussi aider les producteurs a embauché en saison, lorsqu'ils en ont besoin. Tout cela en ayant conscience qu'il y aura un surcoût sur les produits, à la charge du consommateur. Mais il faut des règles."

 

 

 

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