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« LOGEMENT D’ABORD » : LE GARD VIENT À LA RESCOUSSE DES PERSONNES SANS DOMICILE FIXE OU MAL LOGÉES

Hugues Bousiges, préfet du Gard accompagné d'Hélène Sainte Marie, directrice de projet Droit au logement et à l’hébergement à la Direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages (DHUP), de Martin Delord, vice-président du Conseil Général, d'Isabelle Knowles, directrice départementale de la cohésion sociale, Lucie Assmann, chargée de mission à l'Agence nouvelle des solidarités actives et Michel Fouquet, le directeur de l'association La Clède à Alès. Photo DR/S.Ma

Le Gard peut être fier. Le département a été sélectionné parmi les 10 territoires retenus pour expérimenter le projet d'aide l'accession d'un logement pérenne pour les personnes sans domicile fixe ou mal logées, élaboré par le ministère de l’Écologie, du Développement durable, du Transport et du Logement.

L'hébergement ne doit plus être un point de passage obligé

En 2009, un appel à candidat est lancée par le ministère de l’Écologie, du Développement durable, du Transport et du Logement pour expérimenter la nouvelle stratégie nationale du "Logement d'abord" qui s'appuie sur les instances de pilotage du Plan départemental d'action pour le logement des personnes défavorisés (PDALPD). Une stratégie qui a déjà fait ses preuves aux États-Unis, mais aussi dans les pays scandinaves, au Royaume-Uni ou encore en Écosse. Mais le "Logement d'abord", qu'est-ce que c'est ? C'est tout simplement un plan d'accompagnement dédiés aux plus démunis. Il s'agit de proposer aux personnes sans domicile fixe ou mal logées, un accès le plus direct à un logement pérenne, adapté, et sans passer forcément par les "escaliers intermédiaires de l'hébergement" avec un accompagnement médical, social ou professionnel, si nécessaire. "Le logement est la base de tout. Il est constitutif d'une identité. Une fois que la question du logement est réglée, on peut s'occuper du reste, de sa santé, de ses problèmes professionnels, sociaux, familiaux etc" lance le préfet du Gard, Hugues Bousiges, à l'occasion d'une présentation de cette stratégie nationale "Logement d'abord" en compagnie d'Hélène Sainte Marie, directrice de projet Droit au logement et à l’hébergement à la Direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages (DHUP), entre autres.

Ayant eu vent de ce nouveau plan d'aide au logement, Isabelle Knowles, directrice départementale de la cohésion sociale (DDCS), avec l'accord du préfet, inscrit le Gard à cet appel à candidatures. "Si le Gard a été sélectionné c'est grâce à la qualité d'investissement du préfet et de ses équipes sur le territoire, précise Hélène Sainte Marie. Ce que nous recherchons par ce projet lancé en collaboration avec la direction départementale de la cohésion sociale, le Conseil général, les service de l’État, l'Agence nouvelle des solidarités actives, les associations et les bailleurs sociaux, c'est l'accroissement de la fluidité entre l'hébergement et le logement. Car l'hébergement reste encore une situation de précarité pour les personnes." Au préfet du Gard de reprendre, "Hélène Sainte Marie nous suivra dans l'évaluation de notre action tout au long des 18 mois d'expérimentation. Ce que je peux dire, c'est que nous sommes déterminés à réussir pour venir en aide de ceux qui nous appellent, parfois même en silence."

Les modalités de la stratégie

Les dix territoires sélectionnés (Gard, Bouches-du-Rhônes, Bourgogne - Région et département Côte d'or - Gironde, Haute Garonne, l'Ile-de-France, l'Isère, le Nord - la Communauté urbaine de Lille - le Pays de Loire - Loire Atlantique et Sarthe - le Rhône - Grand Lyon) s'engagent donc dans une démarche territoriale et partenariale renforcée afin d'approfondir la mise en œuvre du "Logement d'abord" par différents axes de travail. Le Gard, lui se concentre sur cinq axes de travail : 1. Faire évoluer l'offre des services. 2. Accéder à un logement autonome dans le parc social. 3. Accompagner les personnes au sein de leur logement. 4. Renforcer et diversifier l'offre des logements. 5. Améliorer la prise en charge des problématiques.  Pour ce faire, le département bénéficiera de 92 500€ pour l'aider dans l'ingénierie ainsi que l'appui technique et méthodologique assuré par deux chargée de mission de l'Agence nouvelle des solidarité actives durant les 18 mois d'expérimentation.

Le Gard en chiffres

Le département du Gard dispose de 1 022 places tous dispositifs confondus hors dispositif hivernal d'urgence :

Hébergement d'urgence : 160 places

Hébergement d'insertion : 214 places réparties dans les 6 centres d'hébergements et de réinsertion social : 3 Nîmes, 2 Alès, 1 Villeneuve-lès-Avignon.

Stabilisation : 57 places

Pensions de famille : 147 places

Hébergement d'urgence des demandeurs d'asiles : 51 places

Centres d'accueil pour demandeurs d'asile : 145 places

Foyer de jeunes travailleurs et résidences sociales : 248 places

À noter également :

La captation de 65 logements dans le parc privé au titre de l'intermédiation locative (45 logements en mandat de gestion - bail de droit commun et 20 logements en sous-location)

Un dispositif 115 départemental, 2 équipes du Samu social, 2 accueils de jour, 2 équipes mobiles en psychiatrie.

Deux agents d'accompagnements vers et dans le logement sur Nîmes et Alès.

En 2011, 1146 personnes ont été prises en charge par le 115. 90 personnes en situation de grande exclusion sont réticentes à toutes formes de prise en charge selon les chiffres d la préfecture du Gard.

 

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