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NÎMES MÉTROPOLE : « NOUS NE VOULONS PAS ÊTRE DES VACHES QUI REGARDENT PASSER LE TRAIN »

"Nous ne voulons pas être des vaches qui regardent passer le train." Une phrase de Franck Proust, vice-président de Nîmes Métropole délégué au Développement Économique, qui pourrait prêter à sourire et pourtant... Et pourtant, le sujet est très sérieux : la création d'une gare entre les communes de Manduel et de Redessan. Une gare mais pas que, c'est toute une zone d'activités d'une surface de 150 hectares qui s'étendra autour de la gare nommée LGV. Le tout à l'occasion du lancement de la réalisation du contournement ferroviaire Nîmes/Montpellier. "Il y a 15 ans, lorsque Jean-Paul Fournier -- actuel sénateur-maire de Nîmes et président de la communauté d'agglomération Nîmes Métropole -- et moi-même avons tenté de vendre cette gare, tout le monde nous a pris pour des fous. Mais voilà, ce projet qui va prendre forme sur notre territoire plus de vingt ans après, sera, nous en sommes convaincu, le projet du XXIe siècle" se gargarise Franck Proust approuvé par Jean-Paul Fournier et William Portal, vice-président de Nîmes Métropole délégué aux Transports et Déplacements.

Hier, lundi 12 mars, lors d'une séance extraordinaire organisée dans les locaux de la communauté d'agglomération, le Conseil communautaire a d'ailleurs voté à l'unanimité les quatre conventions concernant le financement de la ligne à grande vitesse (LGV) dont "l'Approbation de la convention de financement et de réalisation relative à la gare nouvelle de Nîmes-Manduel." Un vote dont Laurent Burgoa, délégué communautaire se félicite pointant du doigt le non-engagement du Conseil général du Gard qui participe au financement du contournement ferroviaire mais pas à celui de la gare de Nîmes Métropole. "Je regrette personnellement l'absence politique du Conseil général. Je crois que c'est une erreur de la part de cette collectivité et je remercie le président de Nîmes Métropole d'avoir eu le courage et la volonté de faire voter cette délibération." À Jean-Paul Fournier de reprendre : "Monsieur Alary n'a jamais voulu de cette gare. Il a accepté que le TGV passe dans son département, mais pas qu'il s'y arrête. Ça me rappelle l'histoire de la piscine olympique Nemausa que le Conseil général n'a pas voulu financer mais maintenant il nous demande de réserver des lignes."

Maintenant que les flèches sont parties, revenons-en au sujet. Si le président de Nîmes Métropole et ses deux vices-présidents sont s'y fiers de présenter ce projet, c'est parce que selon eux, il représenterait une source de développement du territoire. Avec le quatrième tronçon de la ligne à grande vitesse (LGV) vers le sud de la France, le contournement ferroviaire de Nîmes et de Montpellier s'inscrit dans le prolongement de la LGV Méditerranée pour bientôt relier l'Espagne, l'Italie et les pays du nord de l'Europe. "La gare Nîmes-Manduel sera la première porte d'entrée du côté Est dans le Languedoc-Roussillon qui bien sûr sera reliée à la gare de Nîmes centre, nous ne tenons pas à suivre l'exemple d'Avignon. L'agglomération veut s'affirmer en tant que destination économique de premier plan sur l'arc Méditerranéen" lance Jean-Paul Fournier précisant qu'elle sera plantée au cœur d'un triangle fort entre Montpellier, Arles et Avignon. À William Portal d'ajouter : "Ce projet représente un enjeu local, régional, européen et international. À terme, il faudra compter plus de 4 millions d'usagers qui passeront par le territoire de Nîmes Métropole." A noter que le contournement ferroviaire Nîmes-Montpellier bénéficiera de 80 kilomètres de ligne nouvelle "mixte" comprenez fret et voyageurs dont 60 relieront Manduel à Lattes à l'ouest de Montpellier.

Un nouveau quartier en développement

En tant qu'équipement structurant, la future gare devrait constituer un moteur puissant de développement. Ainsi afin de tirer le meilleur parti de cet atout, son implantation s'accompagnera d'un véritable projet de territoire qui s'étendra sur 150 hectares. Les objectifs de ce nouveau quartier : allier activités commerciales, développement économique, recherche, tourisme et qualité de vie et valorisation de l'identité du territoire. Pour le moment aucun indice ne permet d'imaginer ce que sera exactement ce quartier.

Le contournement ferroviaire Nîmes-Montpellier en chiffres

2013, lancement des travaux.

6 000, c'est le nombre d'emploi qui seront créés chaque année.

1,74, en milliard d'euros le contrat de partenariat dans une enveloppe totale de 2,06 milliards d'euros d'investissements.

+30% de TER

- 3 000 camions sur la route par jour.

Décembre 2017, mise en service.

La gare LGV Nîmes-Manduel

95, c'est en millions d'euros le coût pour la création de la gare financée pour 1/3 par l’État, 1/3  par les collectivités territoriales (Conseil régional Languedoc-Roussillon, Montpellier agglomération et Nîmes Métropole et pour 1/3 par le Réseau Ferré de France qui sera le gestionnaire de la gare.

37, ce sera le nombre d'allers-retours par jour en direction de Paris dont 11 de Nîmes centre et 26 de la gare LGV Nîmes Métropole.

2020, c'est l'année lors de laquelle la gare LGVde Nîmes Métropole devrait être mise en service.

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