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PONT-DU-GARD : LES DEUX PIEDS DANS LA GARRIGUE, PETITS ET GRANDS ONT FAIT LA FÊTE

Patrice Barsey et son hautbois ont accompagné les visiteurs lors de sieste musicale. Photo DR/S.Ma

Difficile de trouver une place sur le parking du Pont-du-Gard, rive gauche, tant il y avait du monde. Une fois les véhicules garés, les visiteurs, telle une gigantesque fourmilière, se sont empressés de partir à la découverte de la dixième édition de Garrigue en fête qui a eu lieu hier, dimanche 8 avril (10 000 personnes ont fait le déplacement) et ce lundi 9 avril. Cette manifestation, un savant mélange de rencontres artistiques, d'animations ludiques et pédagogiques sur le thème de l'environnement, de marché et de pique-nique autour des produits du terroir, a bel et bien trouvé sa place dans le paysage du Pont-du-Gard, rayonnant dans tout le département voire dans toute la région. Ah, c'est sûr, il faisait bon de se balader dans la verdure, bercer par le chant des oiseaux et le rire des enfants.

Patrice Barsey et son hautbois ont accompagné les visiteurs lors de sieste musicale. Photo DR/S.Ma

Tout au long d'un parcours de plus d'un kilomètre dans la garrigue, les visiteurs, petits comme grands, ont pu s'informer, s'amuser et même se reposer à l'abri d'un bosquet de pins, car le soleil était bien de la partie en ce lundi de Pâques. Des chaises longues les attendaient. Et c'est une fois allongés qu'un musicien avec son hautbois, Patrice Barsey, est venu les bercer. C'est sûr, il faisait bon de ne pas travailler. Alors oui, certains se sont laisser glisser dans les bras de Morphée, mais d'autres se sont amusés à mettre au défi le musicien, lui proposant quelques airs de Brassens ou encore de musique de film telle que celle de Rocky. Défi relevé haut la main.

Une fois la sieste terminée, ce sont avec des yeux quelque peu gonflés que certains visiteurs ont repris le chemin des Mémoires de la Garrigue. Seulement quelques mètres à faire, et voilà un nouvel atelier : Insectes et petite bêtes de la garrigue. Là, le public à pu s'instruire sur les différentes manières d'étudier les petites bestioles qui peuplent la garrigue. L'idée étant d'apprendre à reconnaître diverses espèces, découvrir certains de leurs secrets et participer à des inventaires scientifiques. Et puis aussi apprendre à les connaître afin de ne plus en avoir peur, ce qui n'est pas évident, surtout lorsqu'on observe de près une sauterelle... heureusement enfermée dans un bocal, ou simplement illustrée sur des panneaux, ce qui a évité beaucoup de cris.

Quelques pas encore. Les fourmis ont formé un nid. Il fallait s'approcher d'un peu plus près pour voir ce qui attirait tant la curiosité des flâneurs, oui, à ce stade là, le visiteur est devenu flâneur. Une cage... un peu plus près encore... un drôle d'oiseau de la Compagnie Salut l'Artiste s'amusait avec les cheveux des petites filles, apprivoisant les papillons, entortillant les fleurs pour les poser sur leur tête. Était-ce un magicien ou un dresseur de cheveux ? Mystère...

Sika Gblondoumé et ses histoires d'arbres ont transporté les enfants et leurs parents au coeur de la garrigue. Photo DR/S.Ma

Pendant que certaines petites filles se faisaient coiffer sous les flashes des appareils photos ou des téléphones portables de leurs parents, d'autres enfants étaient sagement assis, une vingtaine de mètres plus loin, prenant soin de s'appliquer à l'atelier peinture. Pinceau à la main, chacun à tenter de reproduire les bêtes présentes dans la garrigue. Tout aussi concentrés, d'autres se sont installés dans les feuillages, dans un recoin de nature au détour d'un olivier où Sika Gblondoumé leur racontait des histoires, mêlant d'une justesse superbe, le silence de la garrigue, sa voix et la musique. L'Arbre à palabres était un collier de perles de cinq contes, un tour du monde vu par cinq arbres : baobab, ginko-biloba, figuier, hêtre et cèdre du Liban.

Et puis, avant de repartir dans le quotidien, l'urbain, là où le béton domine, pessimisme mis à part,  les enfants ont pu faire un dernier tour dans la garrigue, à bord d'un manège écolo-rigolo, entièrement réalisé en bois flotté. Pas de mécanisme électrique, c'est à la force des bras de leurs parents que les enfants ont pu tournoyer, emportés par la musique d'un pianiste.

À la sortie, sur le parking du Pont-du-Gard, rive gauche, les visages largement fendus témoignaient bien volontiers d'un moment de bonheur "au naturel" passé en couple, en famille, entre amis. La garrigue était bien en fête, vivement l'année prochaine.

En images...

 

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