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ARENES DE NÎMES : Une travée enfin rénovée, aux suivantes…

Débutés en 2009, les travaux de restauration sur la travée 49 des arènes de Nîmes sont maintenant finis, restent les 59 autres à rénover. Photo DR/S.Ma

En 2009, la Ville de Nîmes se lançait dans des travaux de romains : restaurer ses arènes bâties au Ier siècle de notre ère. Un chantier qui a débuté par la rénovation de la travée 49 qui vient tout juste d'être achevée. Trois ans pour une travée, c'est long, et pour cause, le diagnostic général réalisé en 2005 par Thierry Algrin, architecte en chef des monuments historiques, a mis en évidence l'importance des dégradations.

Daniel-Jean Valade, adjoint au maire délégué à la culture, Thierry Algrin, Architecte en chef des Monuments Historiques, Jean-Paul Founier, sénateur-maire de Nîmes et Damien Alary, président du CG 30. Photo DR/S.Ma

Pierre par pierre, c'est un véritable travail d'orfèvre qui a été réalisé sur cette travée 49, la plus dégradée des 60 qui composent les arènes de Nîmes qui avaient déjà fait l'objet de travaux de restauration au cours du XIXe et XXe siècles. Il s'agissait alors de renforcer les linteaux, de reconstituer des escaliers et des gradins, d'élargir la piste, de consolider les maçonneries... Rien concernant les pierres de la façade qui d'année en année s'effritent un peu plus, se fissurent et à cause de la population urbaine se vêtissent d'une robe noirâtre peu agréable à l’œil. Avant de passer à la pratique, il a fallu comprendre en théorie pourquoi une telle dégradation des blocs de pierres. Ce qui a donné lieu à de nombreuses études archéologiques et mécaniques pour arriver à la conclusion suivante : "La pierre de Barutel est une pierre calcaire de constitution très résistante. Alors pourquoi se dégrade-t-elle autant ? Des études menées par l'Ecole des Mines ont démontré que sous le coup de l'infiltration de l'eau de pluie, plus la mauvaise répartition des blocs de pierres -- qui ont été posés les uns sur les autres sans mortier -- cette pierre perdait 80% de ses caractéristiques portantes et ainsi se dégradait" a expliqué le passionnant Thierry Algrin, l'architecte qui était en charge de la restauration de la Maison Carrée, à l'occasion d'une visite de cette travée 49, hier.

Une fois les analyses faites, les travaux ont ainsi pu démarrer pour rendre peau neuve à ce monument, patrimoine historique de la ville, aujourd'hui véritable berceau de la culture. Il a donc fallu nettoyer l'épiderme de la pierre, réparer des parties dégradées ou disparues par des greffes de pierre de Barutel, "nous avons limité l'utilisation de pierres nouvelles", injecter du coulis de chaux pour combler des fissures et des vides etc. Un travail de titans qui devrait se poursuivre jusqu'en 2014 dans un premier temps avec la restauration de la travée 50 à 53 et puis de 2014 à 2022, les 55 travées restantes pour un montant global d'un peu plus de 35 millions d'euros à la charge de la ville de Nîmes accompagnée par le Ministère de la culture et de la communication, la Région Languedoc-Roussillon, le Conseil général du Gard et la Fondation pour la sauvegarde et la restauration des monuments romaines de Nîmes.

Damien Alary félicite Jean-Paul Fournier pour son initiative

Bonne entente apparente entre l'actuel maire de Nîmes et celui qui a annoncé vouloir lui piquer sa place. Photo DR/S.Ma

"On trouvé que c'était long, mais je suis monté sur l’échafaudage et je me suis rendu compte des dégradations. Alors aujourd'hui je ne peux que féliciter tous ce qui ont travaillé à la restauration de cette travée. D'ici une dizaine d'années, les travaux seront terminés. Je ne sais pas qui sera le maire de Nîmes d'ici là, mais je suis fier d'avoir commencé ce chantier" a déclaré Jean-Paul Fournier qui espère voir ses efforts récompensés par une inscription de la ville au au patrimoine mondial de l'Unesco. Le hasard a fait que de l'intérieur de cette travée 49, on peut apercevoir la permanence de campagne du candidat socialiste, François Hollande, à l’élection présidentielle. Damien Alary, président du Conseil général du Gard, n'a d'ailleurs pas manqué de le souligner. Celui qui s'est dit prêt à partir dans la course aux municipales à Nîmes dans deux ans, n'a pas manqué non plus de féliciter l'actuel maire de Nîmes faisant fi de cette petite phrase "Je ne sais pas qui sera le maire de Nîmes d'ici là" : "En dehors de nos différences de sensibilités politiques, je voudrais saluer l'initiative de Jean-Paul Fournier qui a œuvré pour la préservation de notre patrimoine et je le dis sans flagornerie. Nous avons la chance de disposer dans le Gard d'un patrimoine de la Romanité exceptionnel. Je suis sportif, et je reconnais que la décision prise par Jean-Paul Fournier était la bonne."

Retrouvez une vidéo sur les travaux de restauration de la travée 49 en cliquant ici.
Stéphanie MARIN

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