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MARIAGE POUR TOUS Propos douteux de Pierre Bergé : Jean-Paul Fournier réagit

Pierre Bergé. Photo DR/

« Moi je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ?» Ce 16 décembre, alors qu'il marchait dans les rangs d'une manifestation aux côtés des pro-mariage gay à Paris, Pierre Bergé, le président du Sidaction et créateur du magazine Têtu, aurait mieux fait de tourner sa langue sept fois dans sa bouche. Ce qui lui aurait éviter une polémique supplémentaire qui a enflé sur le net à cause d'une comparaison très réductrice pour les femmes. Une comparaison qui a mis mal à l'aise les défenseurs du mariage gay et confirmé les convictions des anti à l'instar du sénateur-maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier qui n'a pas manqué de faire partager son avis, taclant par la même les Socialistes :

"J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur mes convictions personnelles sur le mariage pour tous. Je ne peux transiger avec l’intérêt supérieur de l’enfant. Ce n’est pas l’union entre deux personnes adultes qui pose problème, c’est la filiation, c’est aussi la procréation assistée que veulent imposer les Socialistes lors de la discussion du texte au Parlement." En entendant les propos de Pierre Bergé, Jean-Paul Fournier ne ressort "que plus renforcé dans mes convictions que l’Enfant ne doit jamais être l’objet des caprices d’adultes !"

S.Ma

 

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2 réactions sur “MARIAGE POUR TOUS Propos douteux de Pierre Bergé : Jean-Paul Fournier réagit”

  1. Certains couples hétéros font appels à la procréation assistée, Pourquoi donc l’interdire aux couples homos ?
    Certains couples hétéros adoptent, pourquoi donc l’interdire aux couples homos ?
    Sont ils des sous-citoyens ?
    Le mariage est un contrat et n’a rien de sacré (le divorce n’est pas interdit). Pourquoi exclure de ce champs deux femmes ou deux hommes qui veulent s’engager dans ce cadre pour construire une : famille ?
    Prononcer le mot : CAPRICE, est en l’occurrence malvenu tout comme la parole de Pierre Bergé.

  2. Pierre Bergé a tort d’avoir raison.
    J’aurais bien voulu lui donner tort à cause d’un côté autoritaire et provocateur qui me hérisse parfois comme à propos du Téléthon !
    Mais la gestation pour autrui est un travail. Comme une nourrice, la femme s’attache à un enfant et le quitte. Si l’on veut appeler cela la marchandisation du corps, les nourrices vendaient une partie de leur corps, le lait, sans que cela choque, elles s’occupaient d’un enfant qu’elles devaient quitter comme la femme qui attend l’enfant et le donne au couple.
    On dira que dans le cas qui nous intérresse, c’est profiter de la misère. Parce que pour les ouvriéres, femmes de ménage et nourrice, non ? A l’Etat de relever autant que possible les salaires de toutes les femmes, des hommes aussi d’ailleurs. Et à charge pour lui aussi d’assurer les meilleures conditions de travail possible.
    Qu’est-ce qui a tant déplu dans l’intervention de Bergé ?
    Qu’un patron, donc un éventuel exploiteur, il n’a pas cette réputation mais je ne prétends pas avoir fait d’enquête, parle de travail de femmes pauvres pour quelque chose qui relève, en principe, de l’intimité.
    D’où le nombre de comparaison avec la prostitution.
    Que le gouvernement veut interdire, d’où le couac. Une marchandisation traditionnelle, et donc relativement acceptée si mal vue du corps serait prohibée et une autre, choquant par sa nouveauté, permise ?
    Aussi, patron égale exploiteur, exploiteur de femmes égale souteneur, Pierre Bergé devient le pelé, le galeux dont vient tout le mal.
    Souteneur dans la gestation, notre origine à tous.
    Origine forcément sacrée pour chacun, le sacré va contre l’argent, mélanger les deux relève donc du sacrilège. Que le passé était mieux !
    Non. Autrefois, les familles mariaient leurs jeunes pour étendre les terres et la puissance des familles.
    Maintenant, des individus paient parfois fort chers pour ne plus être stériles ou des démarches d’adoption d’enfants dans le tiers monde.
    Le monde était, il reste marchand.
    Deux différences ; c’est l’individu qui choisit et il est épaulé par la science.
    Comme pour d’autres domaines, voilà ma question :
    Voulons-nous légaliser ou préférons-nous que tout se fasse dans l’ombre sans aucune protection pour les faibles ?

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