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UZÈS Haribo, c’est beau la vie… Pas pour cet employé menacé d’un licenciement « abusif »

Près de 80 personnes se sont réunies devant l'usine Haribo à Uzès ce vendredi 28 décembre au matin pour soutenir leur camarade Jean-Claude Jolbert. Photo DR/
Près de 80 personnes se sont réunies devant l'usine Haribo à Uzès ce vendredi 28 décembre au matin pour soutenir leur camarade Jean-Christophe Jolbert. Photo DR/

Jean-Christophe Jolbert, 43 ans, employé à l'usine Haribo d'Uzès et récemment élu à la CGT au comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHS-CT), n'a plus droit à son salaire depuis le 6 décembre dernier. En cause, pas moins de six fautes graves pointées du doigt par la Direction qui a ainsi ordonné une mise à pied conservatoire avant de statuer sur son licenciement.

Ralentissement de la production, destruction et vol de bonbons etc, c'est en résumé ce qui est reproché à Jean-Christophe Jolbert qui a été auditionné ce vendredi 28 décembre, à l'occasion d'une réunion extraordinaire du comité d'entreprise (CE). Un rendez-vous qui a été précédé d'une manifestation de soutien à l'employé organisée par la CGT Haribo Uzès, suivie par près de 80 personnes. Car ses camarades du syndicat sont convaincus de son innocence comme l'explique Jérôme Maurin, délégué du personnel (CGT) et membre du CE : "Ces six fautes graves qui visiblement ont été dénoncées par cinq salariés de l'entreprise, des carriéristes faudrait-il dire, n'ont pas été avérées, prouvées. Nous, ce que nous pensons, c'est que le travail de notre camarade au CHS-CT fait peur à la Direction, qui cherche à le saboter en tentant de le licencier, un licenciement purement  abusif."

Au terme de l'audition de Jean-Christophe Jolbert, quatre membres du CE ont voté "sans avis" motivés par l'absence de preuve, un s'est montré favorable au licenciement de l'employé. "Les avis seront transmis à l'Inspection du travail dans les 48 heures à venir, qui aura alors huit jours pour prononcer ou non le licenciement" précise le délégué du personnel.

En attendant, une prochaine manifestation (régionale cette fois-ci) se prépare pour le 10 janvier prochain devant l'usine Haribo à Uzès.

S.Ma

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16 commentaires

  1. Vol de bonbons…
    Il semblerait plutôt que la direction s’acharne sur un salarié qui a pour mission de défendre l’emploi dans de bonnes conditions.
    Il ne faudrait pas que cela annonce une restructuration, un départ dans un pays à bas coûts ou autre.
    Nous en serons plus sous peu mais avec ce qui se passe partout on est en droit, en devoir de s’interroger.
    Je soutiens ce salarié avec détermination malgré le diktat de certaines directions syndicales à l’encontre des militants du Rassemblement Bleu Marine.

    1. Pour l’instant,il semblerait qu’il n’y est que « suspicion » de vol et aucune preuve ou fait avéré, »Tout homme est innocent jusqu’a preuve du contraire » Article 11 de la déclaration des droits de l’homme 1948 !
      Et ce genre d’affaire est bien connue des patrons,qui cherchent a se débarrasser d’employés « génant »,surtout quand c’est un élu qui se bat pour le bien et les droits des ouvrier et non pas pour le profit des patrons !
      A bon entendeur !

  2. c’est de l’abus!!rien de plus et même si il a volé des Bonbons!!!et alors!si il a faim vu la conjoncture ce n’es pas du vol il n’as pas volé dans son porte feuille!!

    1. oui, mais faudrait pas que tous les employes suivent le meme resonnement, sinon il n’y aura plus assez de bonbons pour moi 🙁

      Il y a des regles qui existent, cet employé les connait sans doute, alors s’il les a transgressées, tant pis pour lui !!! crise ou pas !!!

    2. Qui vous dis qu’il a volé quoi que ce soit ??? N’oublions pas qu’il s’agit d’un élu Cgt et que les diréctions ne les apprécient guére….

  3. Mais qui vous dis qu’il a voler quoi que ce soit d’ailleurs ? Il est accusé et si j’ai bien suivi l’affaire il n’y a que des témoignages de certains copains de travail c’est un peu facile vu comme sa de faire licencier une personne qui peut s’averé génante pour une direction……

  4. Ha la délation c’est pas beau, je suis de tout coeur avec ce papa qui a du vivre de bien triste fête de Noêl, courage a lui est a sa famille je vois qu’il n’est pas tout seul il a l’air bien soutenu.

  5. N’est-il pas prématuré de parler de « licenciement abusif » avant que l’affaire n’ait été portée devant le tribunal des prud’hommes? Il est toujours imprudent de se positionner formellement sur une affaire tant que les deux parties en cause n’ont pas fait valoir leurs arguments. C’est la base du droit français, il me semble. Je trouve cet article très orienté. Je suis déçu : Objectif Gard m’avait habitué à plus de discernement…

  6. Prématuré ? Savez vous que chaque année 14 000 élus du personnel sont licencier en France, mais je reste d’accord avec vous qui dites qui faut attendre, non pas le tribunal des Prud’hommes, mais l’avis de l’inspection du travail, car c’est avant tout elle qui va prendre la décision,le tribunal c’est pour plus tard, si l’inspection venait a donner son accord ce qui ma parrait peut probable vu les faits,les preuves, et les différents élements dont j’ai eu connaissance.Quand a critiquer l’engagement de la journaliste d’Objectif Gard je ne peut que vous conseiller de lire Femme actuelle ou Maxi, la éffectivement pas d’orientations.Cordialement

    1. Vous avancez un chiffre de 14000 élus du personnel qui n’engage que vous car absolument invérifiable et que je juge parfaitement excessif et fantaisiste. Avec vos luttes syndicales dignes du 19ème siècle, du méchant patron qui exploite en permanence le pauvre ouvrier,vous êtes pitoyables. Si les ouvriers faisaient leur job correctement, sans se foutre en maladie en permanence (La France N° 1 au Monde des arrêts-maladie!), ça se passerait un peu mieux dans les rapports employeurs-employés. Mais on est maintenant dans un monde de fainéants! Ensuite, pour les conseils de lecture, je vous invite pour ma part à lire Le Manuel Elementaire d’Orthographe dit « Bled », en poursuivant par le Bescherelle « Grammaire »…

  7. Le Comité du Nouveau Parti Anticapitaliste de l’Uzège-Pont du Gard s’associe pleinement à la lutte du camarade Jolbert et dénonce les pratiques patronales de Haribo visant à stigmatiser les salariés-Es syndiqués-Es ou non de ce groupe.
    Les voyous sont les patrons et de tout temps.
    Aux opprimés-Es, salariés-Es, chômeurs-Es
    de renverser le diktat du capitalisme.
    Nos vies valent plus que leurs profits.
    Comité NPA Uzège Pont du Gard : uzesrhonepontdugard@gmail.com

    1. « Les voyous sont les patrons » Bravo! Avec ce genre de slogan débile, on va vraiment avancer! Pauvre France… Quand les touristes viennent à Uzès, c’est pas le Musée du Bonbon qu’ils doivent visiter, mais la permanence du NPA. Ils ont ensuite de quoi rigoler (ou pleurer) toute l’année!

  8. Je pense qu’il serait sage de respecter une entreprise qui distribue autant à ses salariés et où le respect est omniprésent. Peut-être est là sa faiblesse car elle permet de croire à une poignée de bons à rien de croire qu’ils éxistent. Si d’aventure, ils devaient être frappés un jour de bon sens, je les plains à cet instant.

    Un vrai « bosseur »

    1. Soyez sans inquiétude. Quand on voit le pourcentage que le NPA a fait aux presidentielles, on se dit que les gens ont quand même un peu de lucidité!!

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