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NÎMES : Créajeux ou quand le jeu vidéo fait école

On entre dans Créajeux comme on entre dans le musée du jeu vidéo. Une figurine géante d’un personnage de jeu vidéo trône dans l’entrée à côté d’une vitrine dans laquelle sont exposés des jeux et des consoles… Seulement, à Créajeux, on n’est pas dans un musée mais bien dans une école. C’est d’ailleurs son directeur, Eric Bonnet, qui a reçu ce matin Jean-Paul Fournier, Sénateur-Maire de Nîmes, l’équivalent en langage de jeu vidéo du patron de Sim City. C’est dire s’il est important.

Créajeux s’est implanté à Nîmes en 2004 et a été la première école privé labellisée par le syndicat national du jeu vidéo, un label qualité obtenu en 2012. Aujourd’hui, dans les locaux de cet établissement, ce sont 150 élèves qui suivent quotidiennement des cours. Pendant trois ans, une quinzaine de professeurs les forment aux métiers de la programmation, du graphisme et de la cinématique 3D. « Il y a aussi une classe de prépa qui est là pour donner une chance aux jeunes. C’est une année de transition, de préparation, ajoute le directeur Eric Bonnet. Les élèves vont voir s’ils sont faits ou non pour ce métier. En moyenne, 50% d’entre eux s’en vont à la fin de l’année ».

Ceux qui décident de rester sont en général promis à un bel avenir. Du moins, ils auront la chance de trouver un emploi au terme de leur formation, un luxe en ces temps de crise. Le directeur confirme : « Quasiment 100% de nos élèves en programmation sont embauchés dès leur sortie ». Concernant les premiers salaires, ils tournent autour de 1 500 euros net mais un étudiant de la dernière promotion en a décroché un à 2 500 euros. Tout est possible…

Si on entre dans cette école comme dans un musée, on n’y entre, en revanche, pas comme dans un moulin. La sélection à l’entrée est sérieuse : 50 places de libres pour 150 à 200 dossiers. Chaque candidat est reçu individuellement pendant une demi-heure et l’inscription est de 5 500 euros par an. A ce prix, comme ont pu le constater Jean-Paul Fournier, Franck Proust et d’autres adjoints, les élèves travaillent dans un cadre sympathique, avec des professeurs compétents, certains d’entre eux étant même d’anciens élèves. Une bonne humeur qui attire beaucoup de candidats. Vigilant, le directeur veille: « Attention, l’univers du jeu vidéo, ce sont des métiers fun mais très sérieux. Les patrons sont peut-être en jean mais ils ont des cravates dans la tête ». Et ça c’est fort ! Même dans les jeux vidéo, les héros n’ont pas de cravates dans la tête.

Inscriptions dans cette école en cours actuellement. Plus d'informations sur ce lien ou au 04 66 35 56 20.

Tony Duret

tony.duret@objectifgard.com

Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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