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1ER MAI. Brins de femmes pour brins de muguet

Nathalie, près du quai de la Fontaine.

En ce mercredi 1er mai, à l'occasion de la fête du travail, les petits stands de muguet fleurissent un peu partout sur vos trottoirs. Dans le centre ville,  Nathalie et Kti n'échangeraient leur place pour rien au monde. Si pour nous, le muguet est synonyme d'espoir et de chance, pour elles "c'est surtout une histoire de famille". 

Près du quai de la fontaine, Nathalie a toujours le sourire ! Chaleureuse, elle accueille ses clients avec humour, ses "fidèles" qui, malgré la pluie, viennent acheter un petit brin de muguet à 3 euros. Le prix d'équilibre sur le marché nîmois aujourd'hui ! "Depuis tout petit mon père vend du muguet. Avec mon frère et mes cousines qui vendent près de la Maison Carré, nous avons repris le flambeau. Ce n'est pas une question d'argent, c'est une question de tradition", explique la jeune femme, qui travaille habituellement dans le télémarketing.

Sa marchandise, Nathalie se la procure chez un grossiste nantais. Quant à savoir comment elle fixe ses prix, dans ce libre marché du muguet du premier mai, Nathalie assure faire fi de la concurrence. "On ne fait pas attention, bon après on ne vend pas trop cher à nos clients", argumente la vendeuse. Le mystère reste entier...

L'un de ses meilleurs souvenirs du premier mai ? "Un jour un monsieur est venu m'acheter trois brins de muguet. Et il m'en a offert un… J'ai trouvé ça mignon". Les clochettes blanches et odorantes, le bon moyen de faire craquer une demoiselle. Avis à ces messieurs !

Kti et sa fille Lauryn ce mercredi matin

Un peu plus loin, rue de l’Hôtel Dieu, à deux pas de l’avenue Jean Jaurès, on tombe sur Kti, 41 ans, nîmoise d’origine qui vit à Combs. « Je fais le 1er mai depuis dix ans au moins. Comme ma mère et ma sœur. Mais d’habitude j’allais surtout à Beaucaire ». Pour Kti, le muguet est une histoire de famille. Pour preuve : c’est sa fille Lauryn qui a préparé une grande partie des bouquets proposés à la vente ce mercredi. « Hier, je travaillais, explique Kti qui est assistante maternelle. C’est donc Lauryn qui a pris le relais pendant un moment. Je l’ai rejointe et on a fini hier soir à 23 heures ! » La nuit a été courte puisque dès 7 heures, la mère et sa fille vendaient leurs premiers bouquets sur le trottoir nîmois. Proposés de 1,50 euros le brin à 15 euros pour les compositions, les clients qui se sont arrêtés chez Kti ont eu un large choix. Certains sont même revenus deux fois ! Expérimentée dans la vente de muguet, on a demandé à Kti si elle avait un secret : « Il faut un bon emplacement, près d’un tabac ou d’une boulangerie comme aujourd’hui. Bref, un lieu de passage. Et il faut que le temps soit au rendez-vous », dit-elle alors que l’orage gronde. Mais le jeu peut en valoir la chandelle : par le passé Kti a gagné 700 euros en une journée (son record) et 250 euros lors de son plus mauvais 1er mai.

T.D et C.M

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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